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French


Episodes
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Les Vikings ont-ils pratiqué l'esclavagisme ?

7/17/2024
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les vikings connaissaient l'esclavage. On peut même dire que cette activité, qui rapportait beaucoup d'argent, était l'un des fondements de leur économie. Les raids souvent meurtriers qu'ils lançaient sur une partie de l'Europe n'avaient pas pour seul but le pillage. La capture d'hommes et de femmes, lors d'attaques d'une grande violence, était aussi un de leurs objectifs majeurs. De fait, d'anciennes annales font état d'expéditions de grande ampleur. L'une d'elle, au IXe siècle, permet de s'emparer de nombreuses femmes, une autre, organisée un siècle plus tard, se traduit par la capture de 3 000 personnes. Privés de leur liberté, et réduits à l'état d'objets, ces nouveaux esclaves étaient ensuite vendus sur les nombreux marchés d'Europe du Nord spécialisés dans ce trafic d'êtres humains, considéré comme très lucratif. Certains se retrouvent même à Byzance, ou à Bagdad, où cette main-d'œuvre gratuite est très recherchée. De nombreux esclaves, cependant, ne sont pas vendus dur les marchés, mais restent sur place. Ils sont employés sur les grands domaines agricoles ou servent comme domestiques. Tous les esclaves n'étaient d'ailleurs pas des prisonniers de guerre. Certains étaient asservis pour expier un crime, d'autres pour payer leurs dettes. Comme dans toutes les sociétés qui s'adonnent à l'esclavage, le statut des esclaves, chez les vikings, est assez varié. La plupart connaissent un sort misérable ; en effet, en tant qu'esclaves, ils ne possèdent rien et ne peuvent rien transmettre à leurs enfants, qui naissent esclaves et le demeurent leur vie durant. Il est cependant quelques exceptions. Certains, mieux traités, reçoivent un peu d'argent et finissent par acheter leur liberté. D'autres sont affranchis. Cette diversité de statuts est attestée par quelques rares documents rupestres. On a en effet retrouvé quelques pierres runiques parlant des esclaves. Rappelons qu'il s'agit de pierres dressées, sur lesquelles sont gravées des inscriptions composées de runes, l'ancienne écriture de ces peuples du Nord. Elles font le plus souvent référence à des esclaves ayant réussi à s'assurer une position sociale privilégiée. Les autres, moins favorisés par le sort, ne nous ont laissé aucun témoignage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi la croix de Lorraine a-t-elle été choisie comme symbole de la Résistance ?

7/16/2024
On sait que, durant la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle a choisi la croix de Lorraine pour symboliser la France Libre, autrement dit la Résistance extérieure au nazisme. Cet emblème a fini par représenter l'ensemble de la Résistance. Il s'agit, au départ, d'un symbole chrétien. Il est en effet composé d'une double croix, la première traverse étant plus longue que la première. Cette croix porte des noms divers. En plus de l'appellation qui lui est restée, "croix de Lorraine", on trouve en effet les noms de "croix d'Anjou" ou de "croix patriarcale". La croix de Lorraine a une histoire assez mouvementée. Elle aurait d'abord été une relique, contenant un fragment de la croix sur laquelle a été crucifié le Christ. Cette croix est devenue la possession d'un chevalier croisé, qui l'aurait vendue, au XIIIe siècle, à un monastère situé dans la région angevine. D'où le nom de "croix d'Anjou" sous lequel on la connaît parfois. La croix figure ensuite dans les armes de la Hongrie, avant de devenir, à partir de la fin du XVe siècle, le symbole de la Lorraine. Le choix de la croix de Lorraine, comme symbole de la France Libre, est généralement attribué au vice-amiral Muselier, placé à la tête des Forces navales françaises libres (FNFL). Il est possible qu'il ait choisi cet emblème en raison de ses origines lorraines. En tous cas, il le présenta à de Gaulle comme une croix symbolisant la Résistance face à la croix gammée des nazis. Le pavillon frappé de la croix de Lorraine fut adopté par les navires de la France Libre dès juillet 1940. Elle figura aussi sur les cocardes apposées sur la carlingue des avions. Cette croix, adoptée par de Gaulle, devint peu à peu le symbole incontesté de toute la Résistance. Aujourd'hui encore, une gigantesque croix de Lorraine ombrage le mémorial consacré au général de Gaulle, dans la bourgade de Colombey-les-deux-Églises, où se trouvait la demeure de l'ancien chef de la France Libre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi y a-t-il un mystère autour du « Boléro » ?

7/15/2024
Le "Boléro" est sans conteste l'œuvre la plus célèbre de Maurice Ravel. Aujourd'hui encore, elle serait jouée tous les quarts d'heure, ici ou là dans le monde. Composée en 1928, cette pièce musicale est au cœur d'une controverse judiciaire. En effet, les ayants droit du musicien s'opposent, pour divers motifs, à ce que le "Boléro" tombe dans le domaine public, ce qui aurait dû arriver en 2008, puis en 2016. Mais cette œuvre retient l'intérêt des mélomanes pour une autre raison. En effet, certains se demandent si Maurice Ravel en est bien l'unique auteur. De fait, les héritiers du peintre et décorateur russe Alexandre Benois considèrent que celui-ci doit être considéré comme le co-auteur du Boléro. Ils s'appuient sur le fait qu'il a créé les décors pour la création de l'œuvre, en 1928. Or, le Boléro étant la musique d'accompagnement d'un ballet, le créateur des décors du spectacle aurait autant d'importance que le compositeur de la musique. À ce titre, la chorégraphe du ballet, Bronislava Nijinska, la sœur du célèbre danseur Nijinski, pourrait aussi revendiquer en partie la paternité de l'œuvre. Dans un premier temps, la Sacem, qui gère les droits d'auteur des écrivains et des compositeurs, avait refusé de prendre en considération les demandes des héritiers d'Alexandre Benois. Considérant qu'une telle question ne relevait pas de la Sacem, les demandeurs ont porté l'affaire en justice. Dans une décision récente, qui date de quelques jours, le tribunal vient de débouter les héritiers du décorateur. Au motif que les pièces fournies ne permettaient pas de considérer Alexandre Benois comme l'auteur de l'argument du ballet. Ce qui aurait été la seule manière de lui reconnaître en partie la paternité du Boléro. Si la justice leur avait donné raison, le Boléro ne serait tombé dans le domaine public qu'en 2030, soit 70 ans après la mort d'Alexandre Benois. L'enjeu financier était de taille, dans la mesure où les droits d'auteur du Boléro se sont montés à plus de 135 000 euros par an entre 2011 et 2016. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Que s'est-il passé à l'hôtel Lutetia pendant la seconde guerre mondiale ?

7/14/2024
L'hôtel Lutetia, dans le 6e arrondissement de la capitale, fait partie de ces palaces parisiens qui sont autant perçus comme des monuments historiques que comme des lieux d'hébergement. Il a été construit en 1910, à l'initiative de Marguerite Boucicaut, propriétaire du Bon Marché, l'un des premiers grands magasins français. Cette femme d'affaires pensait que ses clients provinciaux fortunés pourraient séjourner dans cet hôtel prestigieux, situé non loin de son établissement. Comme il est proche de l'Assemblée Nationale, des parlementaires le fréquentent aussi, ainsi que des écrivains. Certains, comme André Gide, y vivaient à l'année. Quand il se rendait dans la capitale, le général de Gaulle y descendait également. Le Lutetia va cependant connaître une période sombre. Quand les Allemands occupent Paris, en juin 1940, ils réquisitionnent l'hôtel, comme beaucoup d'autres établissements. Une partie du personnel de l'Abwehr, le service de renseignement et de contre-espionnage de l'armée, s'installe dans l'hôtel. Il abrite aussi le chef de la Geheime Feldpolizei, la police secrète de l'armée allemande. Elle est placée sous le contrôle de la Wehrmacht jusqu'en 1942, puis passe sous l'autorité du RSHA, qui comprend notamment la tristement célèbre Gestapo. Certains collaborateurs notoires, comme Henri Lafont et Pierre Bonny, qui dirigent l'un des centres de la Gestapo française, situé rue Lauriston, fréquentent aussi l'hôtel Lutetia. Les employés de l'hôtel réussissent néanmoins à dissimuler de grands crus, que les Allemands ne verront jamais servis à leur table. La cachette, située dans la cave, ne sera jamais découverte par les nazis. La Résistance avait donc réussi à s'infiltrer, à sa manière, dans ce haut lieu de l'occupation allemande. À la Libération de Paris, en 1944, le propriétaire de l'hôtel accepte, pour se dédouaner, d'ouvrir son établissement aux rescapés des camps de concentration allemands. C'était aussi le vœu du général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, qui, avant la guerre, avait ses habitudes dans l'hôtel. Le Lutetia devient donc un centre d'accueil, vers lequel affluent les familles de déportés, anxieuses de les retrouver ou de glaner des informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Comment le major Allison Digby Tatham-Warter se distinguait-il sur un champ de bataille ?

7/11/2024
Certains militaires se sont fait un nom du fait de leur bravoure mais aussi de leurs excentricités. C'est le cas du major Allison Digby Tatham-Warter. Né en 1917, il devient très vite orphelin. Gazé durant la Grande Guerre, son père meurt en effet à la fin du conflit. Allison est bien décidé à suivre son exemple. Sorti du prestigieux collège de Sandhurst, il devient donc officier et sert aux Indes. Durant la Seconde Guerre mondiale, il revient en Angleterre et prend la tête d'une unité de parachutistes. À la fin du conflit, elle participe notamment à une opération aux Pays-Bas, chargée de s'emparer de ponts stratégiques. Mais le major Digby Tatham-Warter ne se signalait pas seulement par sa bravoure. C'était aussi un original, y compris sur le champ de bataille. En effet, cet officier, qui ne manquait pas d'humour, conduisait ses hommes au combat en brandissant, non pas une arme ou une canne, mais...un parapluie ! Et il n'oubliait pas de se coiffer d'un chapeau melon. Si le major emportait son parapluie au combat, c'est, d'après ses dires, pour être plus facilement reconnu. Assez distrait, il oubliait souvent les mots de passe. Son parapluie lui servait alors de sésame. Il pensait que cet accessoire ne pouvait que l'identifier aux yeux des soldats alliés. En effet, qui pouvait agiter un parapluie en pleine bataille et s'affubler d'un chapeau melon sinon un Anglais ? La légende veut même que ce fameux parapluie ait servi d'arme au major. Il lui aurait permis de blesser un conducteur de char ennemi. Mais cet officier n'était pas à une excentricité près. Ainsi, il remet à l'honneur l'usage du clairon, que l'armée britannique avait abandonné depuis plus d'un siècle. Il pense en effet que les communications passeront mieux par le son de cet instrument que par des messages radio souvent défaillants. Un autre épisode met bien en évidence l'originalité de son comportement. En effet, il est également connu pour avoir affrété un avion qui emmena directement ses hommes à une fête donnée au prestigieux hôtel Ritz à Londres ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Comment une secte a-t-elle influencé le design ?

7/10/2024
Les "shakers" représentent l'une des nombreuses branches du protestantisme. Issus du mouvement quaker, on les trouve d'abord en Angleterre. Ils sont influencés par les pratiques religieuses des camisards, des huguenots français insurgés contre la politique antiprotestante qui marque la fin du règne de Louis XIV. Les camisards se distinguent notamment par leurs conceptions millénaristes, qui annoncent la fin du monde, et leur spiritualité extatique, qui se manifeste parfois par des transes et des convulsions. Les "shakers", ou "trembleurs", doivent leur surnom à des pratiques qu'ils partagent en partie avec des camisards exilés en Angleterre. Réfugiés aux États-Unis, à la fin du XVIIIe siècle, les shakers s'y font connaître par leurs mœurs très austères, qui imposent le célibat, et leur refus de la propriété privée. Frugaux et égalitaristes, ils fondent des écoles et des orphelinats. Ils sont regroupés en "familles", dans lesquelles hommes et femmes vivent à part. Malgré le puritanisme de ses membres, et le rigorisme de leur mode de vie, cette secte des "shakers" a joué un rôle dans un domaine où on ne l'attendait pas, celui du design. Elle a en effet créé un mobilier aux lignes très épurées. Ces chaises et ces tables très simples auraient influencé certains designers. Ce qu'on appelle aujourd'hui le style scandinave, connu pour sa sobriété et même son minimalisme, serait issu, en partie, des créations de la secte. Ceci étant, ces protestants sévères n'avaient nullement l'intention de créer un nouveau style. Une telle préoccupation était étrangère à leurs conceptions. Quand ils construisaient une chaise, par exemple, c'était pour s'y asseoir, non pour influencer la mode. Ils ne voient dans le mobilier que son utilité. Par ailleurs, il doit être aussi dépouillé que possible, sans ornements ni fioritures superflus. Quant au matériau choisi, il doit être très simple. Du bois de pin, par exemple, fait souvent l'affaire. Mais les "shakers" n'ont pas seulement inspiré les designers. On leur doit aussi l'invention de la scie circulaire, du balai plat et d'un type de machine à laver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi la pierre de Singapour est-elle mystérieuse ?

7/9/2024
Il fallut l'ingéniosité des savants de l'époque pour déchiffrer la fameuse pierre de Rosette, qui donna la clef des hiéroglyphes égyptiens. Mais la pierre de Singapour trouvera-t-elle son Champollion ? Ce mystérieux fragment de grès a été retrouvé, en 1819, à l'embouchure de la rivière Singapour, qui traverse la cité-État du même nom. La datation de ce petit morceau de pierre, exposé aujourd'hui dans un musée de Singapour, est difficile à estimer. Elle remonterait à une période comprise entre les Xe et XIVe siècles. Ce qui fait l'intérêt de cette pièce, ce sont les inscriptions qui la recouvrent. À ce jour, personne n'a réussi à les déchiffrer. L'entreprise est d'ailleurs d'autant plus difficile que la plaque de grès dont est issue la pierre de Singapour a été endommagée et qu'il n'en reste aujourd'hui qu'un petit fragment. Deux autres morceaux avaient pu être sauvés, mais ils ont été perdus. Les scientifiques doivent donc se contenter du seul restant pour tenter d'élucider l'énigme. Une entreprise que l'effacement progressif des signes gravés sur la pierre rend encore plus délicate. Il existe, il est vrai, des dessins de la plaque d'origine, et les travaux d'un archéologue, qui avait pu l'observer de près. À partir de ces éléments partiels, les scientifiques tentent de comprendre le sens des inscriptions. Pour venir à bout de cette entreprise, ils se sont acquis le concours d'une précieuse alliée : l'intelligence artificielle. En effet, les scientifiques ont mis au point un dispositif d'IA qui pourrait reconstituer le sens global des inscriptions. Elle serait en effet capable de deviner la signification des parties manquantes. De fait, ces systèmes ne sont pas influencés par les biais cognitifs qui peuvent déformer la manière de penser des chercheurs. Leur travail est donc plus "objectif", si l'on peut dire. Composée de neurones artificiels, la machine doit être nourrie d'éléments qui vont lui permettre d'élaborer son "raisonnement" et d'émettre des hypothèses. C'est dans ce but que les scientifiques initient l'IA à des langues parlées, à un moment ou un autre, dans la zone où a été trouvée la pierre de Singapour et ses environs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Comment le MIT Blackjack Team a-t-il gagné beaucoup d'argent ?

7/8/2024
Parmi les passionnés qui, jour après jour, fréquentent les casinos, il en est pour prétendre que les jeux qui s'y pratiquent ne doivent pas tout au hasard. C'était bien la conviction d'un groupe d'étudiants américains. Beaucoup d'entre eux venaient du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ils sont persuadés qu'en mettant leurs compétences à contribution, ils peuvent battre les casinos sur leur propre terrain. Et la cible choisie est le blackjack, un jeu de cartes très connu dans ces établissements de jeux. D'où le nom donné à leur équipe : la "MIT Blackjack Team". Pour parvenir à leurs fins, ils ont recours à des techniques spécifiques, comme le comptage de cartes. Cette méthode repose sur la conviction que, dans un nouveau mélange des cartes, les cartes déjà vues ont peu de chances d'être tirées par les joueurs. Cette technique permet donc d'évaluer les chances de tomber sur des cartes fortes. Mais elle demande des compétences particulières et beaucoup de sang-froid. Aussi les étudiants à l'origine de ce projet décident-ils de mettre en place une équipe de choc, composée des joueurs les plus doués. Ils font donc passer un test aux candidats sélectionnés, puis les soumettent à une formation rigoureuse. Il s'agit aussi de les entraîner sur le plan psychologique. Les candidats doivent apprendre à ne pas trahir leurs émotions. Quand ils comptent les cartes, leurs visages doivent rester impénétrables. À la fin de l'année 1979, la "MIT Blackjack Team", à laquelle se sont adjoints un investisseur et un joueur professionnel, se rend à Atlantic City, l'une des plus célèbres villes de jeux américaines. Ils jouent jusqu'en mai 1980. En appliquant les techniques apprises, ils multiplient par quatre la mise de fonds initiale. Au fil des années, l'équipe s'étoffe pour atteindre environ 80 joueurs, qui fréquentent de nombreux casinos. Dans les années 1990, la "Blacjack Team" est capable de gagner jusqu'à 400 000 dollars en un seul week-end. On estime qu'elle a réussi, en moins de 10 ans, à engranger un bénéfice de 5 millions de dollars. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Comment Rosie Ruiz trichait-elle pour gagner au marathon ?

7/7/2024
Comme beaucoup d'autres, Rosie Ruiz, une Américaine d'origine cubaine, désire perdre un peu de poids. Alors elle commence à faire du jogging. Peu à peu, elle prend goût à l'exercice. Au point de vouloir participer à certaines courses célèbres. En 1979, elle s'inscrit donc au marathon de New York. Mais elle gère mal son effort et s'essouffle au bout d'une demi-heure. Elle n'abandonne pas pour autant. Elle réussit à se glisser dans une station de métro, sans attirer l'attention sur elle. Puis elle regagne la course, quelques kilomètres plus loin, fraîche et reposée. Une ruse qui lui permet de réaliser une excellente performance. Voulant participer au marathon de Boston, elle s'aperçoit qu'il est trop tard pour s'inscrire. Qu'à cela ne tienne. Elle prétend que, souffrant d'un grave cancer, elle connaît une période de rémission. Émus par sa situation, les organisateurs de la course lui permettent d'y participer. Consciente de ses limites, elle sait qu'elle a peu de chances de rester dans la compétition. Alors elle imagine un nouveau stratagème. Elle descend dans un hôtel situé près de la ligne d'arrivée de la course. Au moment voulu, elle s'asperge d'eau, pour faire croire qu'elle a transpiré, se faufile dans la foule et se met à courir, loin devant les autres coureurs. Cette habile manœuvre permet à la tricheuse de finir première ! Son succès vaut à Rosie Ruiz d'être interrogée par les journalistes. Le récit qu'elle fait de sa course paraît alors assez incohérent. Certains crient à la supercherie et elle est finalement démasquée. De ce fait, la victoire est attribuée à une autre coureuse. De son côté, Rosie Ruiz juge plus prudent de gagner la Floride, où elle vit sous un autre nom. Elle y décède en 2019. Pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise, les organisateurs prennent certaines dispositions. Ils mettent en place des points de contrôle tout au long de la course. La présence des coureurs, du début à la fin de la compétition, est ainsi vérifiée. Aujourd'hui, des moyens électroniques permettent de les suivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi les Vikings ont-ils disparu du Groenland ?

7/3/2024
Né en Norvège, vers 940, puis chassé d'Islande, où il s'était installé, le chef de guerre Erik le Rouge cherche un autre lieu où s'installer. En 986, il aborde aux rivages d'un pays qu'il nomme "Groenland", ce qui signifie "terre verte" dans le vieux norrois que parlaient alors certains peuples scandinaves. Mais il n'est pas venu seul. Il a entraîné avec lui de nombreux Vikings, ces valeureux guerriers originaires de Scandinavie. Il fonde dans ce nouveau territoire la première colonie européenne. Ses 2 000 habitants abattent les arbres et vivent des troupeaux qu'ils font paître sur de plantureux pâturages. Les Vikings restent au Groenland entre 985 et 1450 environ. Puis ils quittent subitement l'île. Cette disparition soudaine est restée en grande partie inexpliquée. On a longtemps cru que ce départ précipité était lié aux conséquences du "petit âge glaciaire", un épisode climatique qui s'abat sur l'Atlantique nord, au milieu du XIVe siècle, et qui se traduit notamment par une suite d'hivers très rigoureux. De telles conditions auraient rendu l'agriculture et l'élevage beaucoup plus difficiles au Groenland. Cependant, certains historiens ont souligné que d'autres habitants du Groenland, comme les Inuits, avaient survécu à cet abaissement des températures. Pourquoi les vikings, habitués de ces latitudes, ne l'auraient-ils pas supporté ? De toute façon l'argument de la dégradation du climat est aujourd'hui remis en question. Des recherches récentes au Groenland, menées par des climatologues, ont montré qu'il n'y faisait guère plus chaud avant l'arrivée du petit âge glaciaire. Il semble plutôt que des sécheresses répétées aient empêché de récolter assez de fourrage pour nourrir chèvres, moutons et vaches durant les longs hivers. Pour compenser en partie ces activités agricoles en déclin, les Vikings ont davantage chassé le phoque et le morse. À la fois pour se nourrir et vendre sur le continent fourrures et défenses en ivoire. Mais le climat a rendu la navigation plus difficile et les morses se sont raréfiés. C'est donc cet ensemble de facteurs qui auraient incité les Vikings à quitter le Groenland. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi l'histoire des naufragés d’Ata a-t-elle ému le monde entier ?

7/2/2024
Depuis le célèbre livre de Daniel Defoe, "Robinson Crusoé", le thème du naufragé survivant sur une île déserte a souvent été exploité par la littérature. Mais il n'est pas non plus sans rapport avec la vie. La preuve avec le récit de ces adolescents polynésiens qui, en 1965, ont réussi à survivre plus d'un an sur une île déserte. Ces jeunes, dont le moins âgé a 13 ans et le plus vieux 16 ans, vivent à Nuku'alofa, la capitale du petit royaume polynésien de Tonga. Ils sont pensionnaires dans un établissement scolaire. Comme ils s'ennuient, ils décident de faire l'école buissonnière et de gagner les îles Fidji. Nos fugueurs s'échappent donc de leur collège et trouvent un bateau. Les voilà partis sur l'océan. Mais un violent orage éclate tout à coup. Sous les assauts du vent, la voile se déchire. Puis c'est au tour du gouvernail de se briser. Ils parviennent à s'échouer sur l'île d'Ata, à plus de 150 kilomètre de leur point de départ. Durant le trajet, ils manquaient déjà d'eau et de vivres. Comment faire pour survivre dans de telles conditions ? Dans leur malheur, les jeunes ont tout de même de la chance. En effet, cet atoll désert ne l'a pas toujours été. Des gens l'ont habité jusqu'en 1863. Et ils y ont laissé des volailles, ou plus exactement les lointaines descendantes des poules vivant alors sur l'île. Et puis ces adolescents ne manquent pas de ressources. Ils parviennent à capturer des oiseaux et à allumer un feu avec les moyens du bord. Avec des palmes de cocotier, ils ont même réussi à fabriquer un abri. Quant à l'eau douce, ils l'ont trouvée dans les arbres. En septembre 1966, le capitaine d'un bateau de pêche repère un feu sur cet îlot prétendument abandonné. En s'approchant du rivage, il aperçoit les naufragés, qui nagent vers le navire. Après avoir écouté leur étonnante histoire, il les ramène à Tonga, où on les croyait morts. Ils avaient réussi à survivre 15 mois sur une île déserte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Que sait-on de l'enfance de Jésus ?

7/1/2024
La vie du Christ est séparée en deux périodes distinctes : sa vie publique, qui débute avec le baptême par Jean-Baptiste et s'achève sur la croix, et ce que l'écrivain Robert Aron a appelé les "années obscures" de Jésus. Cette première phase de l'existence du Christ comprend toute son enfance et se termine par son baptême. Sur les premières années de Jésus, nous sommes surtout renseignés par deux types de textes. Les premiers sont les Évangiles selon saint Matthieu et selon saint Luc. Les seconds, comme l'Évangile de l'enfance selon Thomas par exemple, font partie de ce que les exégètes appellent la littérature apocryphe. Autrement dit, leur authenticité n'est pas reconnue par l'Église, qui n'admet que les quatre Évangiles canoniques (Marc, Luc, Matthieu et Jean). Or, il est très difficile de considérer ces textes comme des documents historiques. En effet, les Évangiles de Matthieu et de Luc sont des textes assez tardifs, qui n'ont sans doute pas été rédigés avant la toute fin du Ier siècle. Par ailleurs, le but de ces écrits n'est pas d'ordre historique, mais théologique. En effet, il s'agit de présenter Jésus, dès sa conception et sa naissance, comme le fils de Dieu. Quant aux récits apocryphes, ils sont encore plus tardifs et relatent des événements où le merveilleux et le surnaturel ont la plus grande part. Même ces récits relatent très peu d'épisodes précis de l'enfance de Jésus. On connaît bien sûr la naissance dans une étable, à Bethléem, et la visite des Rois Mages, guidés par une mystérieuse étoile. On peut également citer l'épisode du Temple. Marie et Joseph étant venus à Jérusalem, à l'occasion de la Pâque, ils perdent Jésus, qui a alors 12 ans, dans la foule. Ils le retrouvent au Temple. Les docteurs de la Loi sont étonnés par la sagacité de ses réponses. Là encore, il est surtout question de montrer que Jésus n'est pas un enfant ordinaire. Un épisode qui, là non plus, ne nous apprend pas grand chose sur l'enfance réelle du Christ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi le Front populaire a-t-il été créé ?

6/30/2024
La dissolution de l'Assemblée nationale, annoncée le 9 juin par le chef de l'État, a entraîné une rapide recomposition du paysage politique. Tandis que le Président du parti Les Républicains (LR) annonçait une alliance électorale avec le Rassemblement national (RN), les partis de gauche réussissaient à former un "nouveau Front populaire". Une telle expression ne doit rien au hasard. Elle fait référence, de manière explicite, au Front populaire mis en place, dans les années 1930, par le parti socialiste, qui s'appelait alors la SFIO, les communistes et le parti radical. La situation qui a entraîné la formation du Front populaire n'est pas sans similitudes avec les événements actuels. Bien entendu, il faut se garder de tout anachronisme et ne comparer que ce qui est comparable. Ceci étant, les partis membres du Front populaire n'avaient accepté de s'unir que pour faire face à ce qu'on qualifiait alors de péril "fasciste". Il n'en fallait pas moins pour pousser à se regrouper des partis que, jusque là, presque tout opposait. Ce danger était surtout représenté, non par des partis traditionnels, mais par des ligues. Il s'agissait de mouvements composés de membres en uniforme et disposant souvent d'une milice. Cet aspect paramilitaire, les nombreux défilés et les saluts le bras tendu évoquaient avec force les régimes totalitaires installés en Allemagne et en Italie. Les trois partis déjà évoqués prennent la décision de s'unir après la manifestation du 6 février 1934. Cette marche sur le Palais Bourbon se transforme en une véritable émeute, qui fait 12 morts et des dizaines de blessés. Les partis socialiste, communiste et radical voient dans cette manifestation une véritable tentative de coup d'État. Estimant que la République est en danger, ils s'unissent le 14 juillet 1935. Cet accord, qui prend le nom de "Front populaire", comprend notamment une alliance électorale, qui remporte les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Le secrétaire général de la SFIO, Léon Blum, prend alors la tête du gouvernement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi les Jeux Olympiques ont été interdits sous l'Empire romain ?

6/27/2024
Les Jeux Olympiques ont une longue histoire. En effet, ils ont été créés au VIIIe siècle avant notre ère. Ils ont duré plus d'un millénaire, puisqu'ils ont pris fin en 393. Certains historiens retiennent une date un peu plus récente. Pour eux, en effet, des Jeux se seraient encore tenus vers 420-430. Mais pourquoi avoir mis fin à ces festivités ? La principale raison serait d'ordre religieux. En effet, l'Empereur Théodose Ier décide, en 392, de faire du christianisme la seule religion autorisée dans l'Empire romain. Il va donc plus loin que Constantin Ier qui, en 313, avait accepté le christianisme, tout en laissant subsister les autres croyances. En fait, il interdit tous les cultes païens, ce qui ne laisse subsister que le christianisme. Ainsi, le polythéisme cède la place au monothéisme. Théodose voit dans cette unicité religieuse la meilleure manière de renforcer l'unité et la cohérence de l'Empire. Dans un tel contexte, la décision de l'Empereur, l'année suivante, en 393, d'interdire les Jeux Olympiques, est logique. En effet, ils n'étaient pas seulement une manifestation sportive. De fait, ces Jeux sont organisés en l'honneur de Zeus, la principale divinité du panthéon grec. Les lieux font l'objet d'une purification rituelle et des processions sont organisées. Des bœufs sont également sacrifiés aux dieux et les athlètes prêtent serment devant une statue de Zeus. Autant d'éléments qui donnaient à cette compétition un caractère nettement religieux. Ces Jeux marqués par l'empreinte du paganisme étaient donc interdits, au même titre que les sacrifices ou la construction de temples païens. La suppression des Jeux s'inscrit donc dans la volonté impériale de limiter les dissensions qui menacent l'unité de l'Empire romain. En débarrassant le christianisme de toute concurrence, elle lui assure une place prépondérante dans le développement culturel et religieux de l'Occident. On sait qu'il faudra plus de 1 500 ans pour que les Jeux olympiques, tels le Phénix, renaissent de leurs cendres. À l'initiative du baron de Coubertin, les premiers Jeux modernes se tiennent en effet à Athènes en 1896. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Homère a-t-il réellement existé ?

6/26/2024
L'"Iliade" et l'"Odyssée" comptent parmi les œuvres les plus célèbres de la littérature mondiale. Et l'auteur de ces épopées, Homère, est considéré comme le plus grand poète de l'Antiquité, sinon de tous les temps. Plusieurs villes de Grèce se disputent l'honneur d'avoir servi de cadre à la vie à cet aède (le nom donné aux poètes par les anciens Grecs). Cependant, on s'est toujours interrogé sur l'identité de cet écrivain grec, qui est censé avoir vécu au VIIIe siècle avant notre ère. Beaucoup doutent même qu'il ait existé. Il est vrai, à cet égard, qu'il n'existe aucune preuve historique. Même l'archéologie et l'épigraphie n'apportent aucun élément permettant d'attester de l'existence d'Homère et de lui attribuer les œuvres citées. Par ailleurs, le nom même du poète n'est porté que par lui avant l'époque hellénistique, qui va du IVe siècle au Ier siècle avant J.-C. Quant aux témoignages des auteurs de l'Antiquité, ils sont pour la plupart peu crédibles et ressortissent davantage à la légende qu'à la vérité historique. Pourtant, certains spécialistes estiment qu'il existe assez d'indices de l'existence historique d'Homère. Certains détails montreraient d'ailleurs une véritable intention d'en faire un individu précis, comme l'attribution du surnom "l'Aveugle". La tradition, en effet, évoque la cécité d'Homère. De nombreux auteurs pensent que les poèmes homériques sont plutôt le fruit d'une longue tradition orale, transmise sur une très longue période. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée auraient été écrits, non par une seule personne, mais par plusieurs écrivains. Si l'on en croit les spécialistes, l'étude attentive de ces épopées montre la présence de couches successives de rédaction. L'écriture de ces poèmes se serait donc étalée sur une longue période. Par conséquent, ces deux épopées seraient des œuvres collectives, et non le résultat du travail d'un seul poète. Dans cette perspective, les Anciens auraient purement et simplement inventé cet auteur, lui attribuant, par souci de cohérence, un ensemble de récits épars. Pour d'autres exégèses, derrière le nom énigmatique d'Homère, se cacherait en réalité une femme. Elle aurait vécu en Sicile au VIIe siècle avant J.-C. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Quelle véritable histoire se cache derrière celle de Monte Cristo ?

6/25/2024
Qui ne connaît "Le comte de Monte-Cristo", l'un des plus célèbres romans d'Alexandre Dumas ? Second à bord d'un navire, dont il a remplacé le capitaine au cours du voyage, celui qui se nomme alors Edmond Dantès doit bientôt épouser une jeune fille. Mais, dénoncé comme agent bonapartiste, il est envoyé en prison. Dans sa geôle, il fait la connaissance d'un ecclésiastique qui lui révèle l'endroit où se cache un fabuleux trésor. Dantès parvient alors à s'évader et, sous le nom de comte de Monte Cristo, ne pensera plus qu'à ourdir sa vengeance contre ceux qui ont ruiné sa vie. À première vue rocambolesque, cette histoire n'est pourtant pas sortie de l'imagination du romancier. Du moins pas toute entière. En effet, il s'est inspiré d'une histoire vraie, celle d'un certain François Picaud. Modeste cordonnier originaire de Nîmes, il monte à Paris, où il rencontre une jeune fille richement dotée, qu'il doit épouser. Mais, quelques jours avant le mariage, des individus jaloux de sa réussite le font arrêter. L'affaire se passant sous l'Empire, ils le présentent comme un espion royaliste. Dans la prison où il croupit durant 7 ans, il rencontre, comme dans le roman, un abbé qui sera sa providence. En effet, l'homme d'Église est à la tête d'une belle fortune et il fait de François Picaud son légataire universel. Quand celui-ci sort de prison, en 1815, c'est un homme riche. Il encaisse donc l'argent qui lui appartient désormais et change de nom. Toujours comme dans le récit de Dumas, François Picaud, alias Joseph Luchet, ne pense qu'à une chose : se venger de ses dénonciateurs. Il élabore donc un plan méthodique. Il commence par tuer d'un coup de pistolet le premier de ses accusateurs. Sur la crosse, il prend soin d'indiquer : "numéro un". François Picaud, désormais Joseph Luchet, en empoisonne un autre et fait envoyer le dernier aux galères. Il s'en prend même à la famille de l'un ses persécuteurs. Mais le forçat revient du bagne et finit par assassiner François Picaud. Cette histoire, fertile en rebondissements, ne pouvait que séduire Alexandre Dumas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi l'Islande perdit un quart de sa population au XVIIIe siècle ?

6/24/2024
L'Islande est le pays où le volcanisme est le plus présent. Plus de 99 % de sa surface, soit la quasi-totalité, est d'origine volcanique. Aussi les éruptions sont-elles fréquentes. Certaines d'entre elles, cependant, sont plus violentes que d'autres. La plus puissante de toutes a lieu le 8 juin 1783. Ce jour-là, le volcan Laki, au sud du pays, est la proie d'une éruption explosive d'une intensité exceptionnelle. Elle se traduit par de massifs écoulements de lave, qui recouvrent plus de 560 km2. Une énorme quantité de cendres et de gaz est rejetée dans l'atmosphère. Des fragments de roches et de lave sont projetés hors du volcan, qui recouvrent, en retombant, plus de 8 000 km2. L'éruption du Laki est considérée comme la plus grave catastrophe naturelle qui ait frappé l'Islande. En effet, la lave enlève à la culture et à l'élevage de nombreux champs et prairies. Par ailleurs, les cendres volcaniques répandent un fluor toxique sur les pâturages. Des milliers de moutons et de bovins sont intoxiqués. Cette éruption aurait ainsi tué les trois quarts des moutons et la moitié du cheptel bovin. Dans ce petit pays insulaire, où le ravitaillement par la mer est parfois difficile à assurer, l'éruption du Laki est un véritable désastre. Les historiens considèrent que le cinquième, ou même le quart, de la population seraient morts de faim. Mais les conséquences de cette éruption ne se font pas seulement sentir en Islande. En effet, la plus grande quantité des gaz expulsés du volcan se sont réfugiés dans une zone assez basse de l'atmosphère. Ils se mêlent alors aux nuages et conduisent à des pluies acides, qui ravagent la végétation et les cultures. Comble de malchance, les nuages toxiques sont, du fait de la saison, poussés vers le sud. Ces épais nuages volcaniques font aussi écran au rayonnement solaire. Ils sont en partie responsables de l'exceptionnelle rigueur de l'hiver qui s'abat sur l'Europe en cette fin d'année 1783. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Qu'est-ce que le gang des Quarante éléphants ?

6/23/2024
Les hommes ne sont pas les seuls à avoir défrayé la chronique judiciaire. Certaines délinquantes sont également passées à la postérité. C'est le cas d'Alice Diamond, née en 1896. Cette aînée de sept enfants, née dans un milieu très pauvre, a très tôt suivi l'exemple de son père. Bien connu de la justice, celui-ci n'avait pas hésité à s'en prendre au fils du lord-maire de Londres. En compagnie d'une camarade, sa fille aînée se fait prendre, encore adolescente, en train de chaparder des chocolats. Elle est alors incarcérée une première fois. Bien d'autres séjours en prison suivront. Alice Diamond intègre très tôt un célèbre gang de voleurs à la tire. On l'appelle le gang des "quarante voleurs" ou des "quarante éléphants". Ces malfrats ne venaient pas commettre leurs forfaits montés sur le dos de ces pachydermes. Non, ce nom pittoresque vient simplement de celui du quartier, "Elephant and Castle", où la bande avait son quartier général. Créé dans les années 1870, ce gang n'emploie que des femmes. Son organisation est bien rodée. Chaque voleuse avait une mission propre. Certaines devaient se faire embaucher, grâce à de fausses lettres de recommandation, dans des familles fortunées. Une fois dans la place, ces fausses bonnes s'arrangeaient pour introduire leurs complices dans la maison. Là, elles dérobaient l'argent, les bijoux et les objets précieux qu'elles trouvaient. Et aussi d'éventuels documents compromettants. Ce qui leur permettait de faire chanter leurs riches propriétaires. Alice Diamond ne tarde pas à jouer un rôle dominant dans le gang des Quarante éléphants. En effet, sa stature en impose. Et elle n'a pas froid aux yeux. Aidée par des comparses, elle supplante Mary Carr, qui dirigeait la bande. Dès lors, elle en devient le chef et mène tout son monde à la baguette. Elle se fera arrêter à plusieurs reprises, souvent pour de courtes périodes. Mais, en 1925, Alice Diamond est à son tour évincée par une rivale. Elle se reconvertit alors dans la prostitution et dirige une maison close, tout en donnant encore des conseils aux voleuses en herbe. Elle meurt en 1952. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pourquoi l'ouvrage nommé l'Edda est-il mystérieux ?

6/20/2024
La mythologie nordique est un système aussi élaboré que celle imaginée par l'Antiquité gréco-romaine. Les dieux qui la peuplent, qu'il s'agisse d'Odin, la divinité centrale de ce panthéon, ou de Thor, le puissant dieu du tonnerre, sont ceux des vikings. Et ils nourriront les mythes les plus emblématiques de la culture germanique. Cette mythologie est surtout connue grâce à un texte essentiel, l'"Edda de Snorri", abrégé le plus souvent en "Edda". Ce livre fondateur a été écrit, au XIIIe siècle, par Snorri Sturluson, un poète islandais qui s'engage aussi dans la vie politique de son pays. Rédigée en vieil islandais, cette œuvre, qui comprend plusieurs parties, a joué un rôle essentiel dans la découverte plus tardive de la mythologie germanique, à partir du XVIIIe siècle. Elle se présente aussi comme une sorte de manuel de poésie islandaise et raconte également l'histoire d'un Roi de Norvège et de son fils. Mais l'Edda, qui demeure la principale source de nos connaissances sur ces mythes nordiques, fut contestée, dès la fin du XIXe siècle, par des historiens et des érudits. Ils estiment que son auteur ne pouvait pas vraiment connaître des mythes qui furent élaborés plusieurs siècles avant son époque. Par ailleurs, son récit serait une version christianisée de ces mythes, qui ne correspondraient pas aux légendes véhiculées par les vikings. Autrement dit, Snorri Sturluson est accusé par ces savants d'être un affabulateur. Ses histoires prouveraient surtout son talent d'écrivain, dont la vive imagination se plaisait à inventer des fantaisies peu en rapport avec la mythologie des vikings. Nombre de spécialistes doutent d'ailleurs que Sturluson ait pu recueillir des traditions orales remontant à plusieurs siècles. Comme toujours en pareil cas, il est peu probable qu'elles aient pu se transmettre durant une aussi longue période. Au mieux, l'auteur de l'Edda n'aurait eu connaissance que d'une version très déformée des mythes d'origine. De nombreux spécialistes pensent plutôt qu'il s'agit largement d'une œuvre d'imagination, qui s'inscrit dans l'un des grands courants littéraires de son époque, le roman courtois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pour quelle raison surprenante la chanteuse Florence Foster Jenkins eut-elle du succès ?

6/19/2024
D'ordinaire, les artistes sont appréciés pour leur talent. C'est ce qui rend le cas de Florence Foster Jenkins singulier. À l'évidence, cette femme un peu excentrique, incarnée à l'écran par Catherine Frot, en était totalement dénuée. Ce qui ne l'empêcha pas de connaître une certaine célébrité. Contrairement à ce que l'on a pu dire, Florence Foster Jenkins connaissait la musique. Après avoir quitté ses parents et divorcé, en 1902, elle gagne en effet sa vie en donnant des cours de piano. Mais sa vie bascule en 1909, à la mort de son père. En effet, celui-ci lui lègue une fortune qui va lui permettre de suivre sa voie. Florence Foster Jenkins a toujours rêvé de chanter. Ce n'est pas le music hall qui l'attire, mais l'opéra. Elle veut devenir cantatrice. Ses parents et son mari l'avaient pourtant dissuadée d'entamer une telle carrière. Et pour cause. Si elle sait lire une partition, elle n'a aucun sens du tempo musical et a même du mal à tenir une note. Elle compense en partie ces déficiences par l'extravagance de ses costumes, qu'elle confectionne souvent elle-même, et par son entrain sur scène. Accompagnée par un pianiste, et conseillée par son imprésario, l'acteur St Clair Bayfield, la cantatrice donne quelques récitals dans des lieux comme l'hôtel Ritz Carlton, à New York. Et le public se presse à ses représentations. Impressionné par son aplomb, il la considère comme une sorte de curiosité. On vient un peu la voir comme on assisterait à un spectacle de foire. De son côté, Florence Foster Jenkins ne doute pas une seconde de son talent et se compare aux plus grandes cantatrices de son temps. Elle attribue même les éclats de rire qui ponctuent ses récitals à la jalousie de ses rivales. Mais l'illusion se dissipe en 1944. Cette année-là, la cantatrice de 76 ans monte sur la scène du prestigieux Carnegie Hall. Ce qui devait être l'apogée de sa carrière en devient le pire revers. En effet, les critiques, qui ne l'avaient jamais vraiment entendue chanter, la clouent au pilori. Elle meurt deux ans plus tard, ulcérée par cet échec. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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