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Présentation d’un nouvel album par la rédaction de RIFFX

Location:

Paris, France

Description:

Présentation d’un nouvel album par la rédaction de RIFFX

Twitter:

@RIFFX_fr

Language:

French

Contact:

+33663512612


Episodes
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Disiz

1/12/2026
Disiz, ex Disiz La Peste, signe vingt-cinq ans de carrière, quatorze albums et mille vies artistiques. Son envie d’explorer, de tester vient se confirmer dans cette nouvelle production “On s’en rappellera pas” et qui arrive trois ans après “L’Amour”, disque d’or et tournant pop dans sa trajectoire. Ce nouvel album est dense, élégant et d’une sincérité désarmante. Il réunit vingt titres où l’ancien rappeur qui pète les plombs explore ce qu’il appelle la mémoire des émotions. Disiz y chante beaucoup plus qu’il ne rappe, avec une voix plus directe, parfois fragile, toujours expressive. Musicalement, le projet mélange pop mélancolique, électro douce, rock atmosphérique et ballades. L’ensemble crée une atmosphère fluide, évolutive presque narrative, comme si l’auditeur traversait différents états d’esprit. Au cœur de ce disque, il y a une idée simple : ce que l’on retient et ce que l’on oublie. Disiz parle d’amour, d’amitiés, de souvenirs, de fatigue, de doutes, de reconstructions. Il évoque les gestes du quotidien autant que les grandes émotions. Le ton est posé, sincère, souvent touchant. Il ne cherche pas l’effet, mais plutôt la justesse. Et c’est ce qui donne à cet album une force particulière. Le projet accueille aussi plusieurs invités, choisis pour leur complémentarité avec son univers. Ces collaborations apportent de nouvelles couleurs, de nouvelles textures, et contribuent à l’équilibre global du disque. Elles montrent aussi à quel point Disiz aime croiser les genres et confronter sa musique à d’autres sensibilités. Avec “On s’en rappellera pas”, Disiz propose finalement un album très abouti, à la fois accessible et profond. Un album où l’on entend un artiste en pleine maturité, qui assume ses choix, ses émotions, et son envie de raconter autrement. C’est un disque généreux, attachant, qui prend son temps et qui laisse une trace. Un projet qui confirme que, plus de vingt ans après ses débuts, on se rappellera toujours de Disiz.

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Aya Nakamura

12/27/2025
Aya Nakamura n’a plus rien à prouver, mais elle continue d’avancer. Un an après avoir enflammé la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, la chanteuse la plus écoutée de la scène francophone revient avec “Destinée”, son cinquième album, sorti le 21 novembre 2025. Un disque dense, dix-huit titres, où elle confirme son rang de star mondiale, tout en livrant son projet le plus personnel. Derrière le clinquant des rythmes et la chaleur des productions afro-pop, “Destinée” révèle une Aya plus introspective, qui se confie sur ses doutes, ses blessures, ses amours. Elle y parle d’anxiété, de désillusion, mais aussi de force et de liberté. Cette nouvelle production est le reflet d’Aya : lucide, fière, sans filtre. Musicalement, le disque navigue entre R’n’B, zouk, house et pop urbaine, avec ce génie du refrain qui accroche dès la première écoute. Les morceaux sont courts, efficaces, collés à l’époque. Certains flirtent avec des ambiances plus suaves, d’autres rappellent les hymnes de ses débuts. On retrouve cette écriture immédiate, ces expressions qui deviennent des slogans. Aya continue d’inventer sa propre langue, entre français et verlan. “Destinée” parle d’amour mais surtout de résilience. Aya y transforme les critiques et les polémiques en carburant artistique. Après les débats qui ont entouré sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques, elle répond par la musique, et le message est clair : elle avance, tête haute, sans justification. Aya Nakamura sera en Mai prochain au Stade de France, où elle jouera trois soirs de suite, un exploit historique pour une artiste française en solo. De ses débuts à Aulnay-sous-Bois jusqu’aux plus grandes scènes du monde, Aya Nakamura incarne aujourd’hui la réussite, l’indépendance et l’affirmation de soi à tout juste 30 ans.

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RimK

12/12/2025
Vingt-cinq ans de carrière, et toujours cette même rage créative. Rim’K, le “Tonton du rap français”, revient avec “RUN Évolution”, la réédition musclée de son dernier EP “RUN”, sorti en janvier dernier. Une nouvelle version qui prolonge l’aventure avec six titres inédits, des collaborations explosives et une énergie intacte — preuve que la légende de Vitry n’a pas dit son dernier mot. Toujours là où on ne l’attend pas, Rim’K continue de mêler héritage et modernité. Dans cette nouvelle mouture, il s’entoure d’une nouvelle génération de rappeurs. “RUN Évolution” frappe fort : des beats lourds, des refrains efficaces et cette façon unique de mêler le vécu à la performance. Le ton est direct, le son brut, sans fioritures : Rim’K ne cherche pas la nostalgie, il continue d’avancer. Sur ce projet, le l’ex-membre de 113 parle toujours vrai. Il évoque la rue, la transmission, l’évolution d’un monde où tout va plus vite, et où le respect se gagne sur la durée. Ses textes oscillent entre constat lucide et espoir discret, comme un pont entre les générations. On sent l’expérience d’un artiste qui n’a plus rien à prouver, mais toujours quelque chose à dire. Musicalement, “RUN Évolution” est un concentré d’efficacité : les productions oscillent entre trap nerveuse et sonorités plus atmosphériques. L’album dégage une énergie de terrain, celle d’un vétéran toujours branché sur le futur. Et la suite s’annonce tout aussi électrique : Rim’K repart sur les routes pour une série de concerts dans toute la France, avant un show XXL le 12 décembre à l’Adidas Arena à Paris. Une date symbolique, pensée comme une grande fête du rap français, entre rétrospective et célébration. Avec “RUN Évolution”, Rim’K prouve qu’on peut durer sans jamais se répéter, qu’on peut rester fidèle à soi-même tout en s’ouvrant aux autres. À 46 ans, il ne court pas après la tendance : il la crée encore.

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Vincent Dedienne

11/28/2025
On le connaissait comédien, chroniqueur, acteur, humoriste… et voilà que Vincent Dedienne ajoute plus officiellement une nouvelle corde à son arc : la chanson. Son premier album “Un lendemain soir de gala” vient de sortir, et c’est bien plus qu’une simple fantaisie d’artiste. C’est un projet sincère, tendre et mélancolique, un prolongement direct de son spectacle “Un soir de gala”, qui lui avait valu un Molière en 2022. Dedienne a demandé à une quinzaine d’auteurs-compositeurs qu’il admire – Alex Beaupain, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Albin de la Simone, Ben Mazué ou encore Pierre Lapointe, de s’inspirer de ses sketchs et d’en faire des chansons. Chacun s’est emparé d’un personnage ou d’une émotion, et Dedienne en a pris la voix. Résultat : quatorze titres, entre humour et tendresse, comme autant de petits tableaux sur la vie, la nostalgie, les rêves et les blessures ordinaires. L’album s’ouvre sur “Un lendemain soir de gala”, une chanson presque autobiographique, où il évoque ses débuts, la scène, la solitude et le vertige du lendemain. Suivent des morceaux où se croisent le rire et la mélancolie, l’ironie et la douceur. “La chanson française” écrite par Jeanne Cherhal, se moque avec tendresse de notre besoin de chanter nos malheurs ; “Le mariage de papa” revisite les familles recomposées avec une touche de fantaisie ; “La chagreur” signée Ben Mazué, se glisse dans les plis de la tristesse avec un humour désarmant. La musique, elle, prend des airs de cabaret, de valse, parfois de jazz ou de chanson à texte. On pense à Reggiani, à Souchon, à Brel aussi. Vincent Dedienne s’inscrit dans cette filiation avec légèreté et modernité. Sa voix n’est pas celle d’un chanteur professionnel, et c’est justement ce qui la rend attachante : elle tremble un peu, elle vit, elle raconte. Avec “Un lendemain soir de gala”, Vincent Dedienne réussit un pari rare : transformer l’humour en émotion pure, sans jamais perdre son autodérision.

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Cœur de Pirate

11/15/2025
On l’avait quittée en 2021 avec "Impossible à aimer". Quatre ans plus tard, Cœur de Pirate revient avec "Cavale", son septième album studio. Un disque très attendu, qui confirme à quel point Béatrice Martin, de son vrai nom, occupe une place à part dans la chanson francophone, entre pop, folk et chanson intimiste. Depuis "Comme des enfants" en 2009, elle s’est imposée grâce à un style reconnaissable entre mille : un piano mélancolique, une voix fragile mais intense, et surtout des textes qui touchent droit au cœur. Des chansons qui, depuis plus de quinze ans, racontent aussi bien ses histoires personnelles que celles de toute une génération. Le mot "cavale", c’est évidemment l’idée de fuite. Mais ici, il s’agit moins de disparaître que de trouver un nouvel élan. L’album aborde des thèmes très personnels : l’anxiété, la solitude, les relations toxiques, mais aussi la reconstruction et la lumière retrouvée. Cœur de Pirate assume ses failles, ses peurs, ses pensées intrusives, mais elle les transforme en chansons universelles, qui résonnent chez chacun de nous. Musicalement, elle s’aventure davantage du côté de la pop électro, avec des sonorités inspirées des années 80. Les synthétiseurs, les rythmiques plus dansantes et les arrangements modernes contrastent volontairement avec la gravité des textes. Résultat : un disque double face, qui réussit à faire danser tout en invitant à la réflexion. Avec "Cavale", Cœur de Pirate ne réinvente pas totalement son univers, mais elle le renouvelle avec sincérité. Plus directe, plus personnelle, elle signe un album qui assume à la fois sa fragilité et sa force. Et ce retour s’accompagne d’une grande tournée : coup d’envoi le 6 novembre à Montréal, puis l’Europe début 2026, avec notamment une date attendue à l’Olympia de Paris le 12 mars. L’occasion de retrouver sur scène une artiste qui, album après album, s’impose comme l’une des voix les plus justes et les plus touchantes de la chanson francophone.

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Tom Odell

10/31/2025
Tom Odell revient avec ”A Wonderful Life”, un septième album qui confirme sa volonté de rester un artiste en mouvement. Révélé en 2013 par ”Another Love”, il s’est depuis largement réinventé avec une écriture plus brute, plus frontale, presque débarrassée de toute recherche de séduction immédiate. ”A Wonderful Life” est un disque organique. Les morceaux sonnent comme des prises directes, où l’on entend parfois les respirations, les frottements, où l’on privilégie l’émotion à la perfection. Le piano reste central, mais il dialogue désormais avec des guitares, des percussions sèches, et une production volontairement dépouillée. L’ensemble dégage une tension constante : entre ballades fragiles, presque murmurées, et morceaux plus nerveux, marqués par un chaos sonore qui reflète les tourments intérieurs du chanteur. Côté textes, Tom Odell aborde sans détour les obsessions qui traversent sa génération : le doute amoureux, le poids du regard des autres, la peur de l’échec, mais aussi le besoin vital de trouver un peu de lumière dans un monde qui vacille. Ses paroles sont simples, directes, parfois dures. Pas de métaphore inutile, mais des phrases qui claquent comme des vérités difficiles à entendre. On est loin du romantisme enjolivé : ici, l’amour est cabossé, fragile, mais il reste un moteur essentiel. Le titre de l’album, ”A Wonderful Life”, sonne d’ailleurs comme une ironie. Derrière l’apparente joie, c’est bien un constat amer sur notre époque qu’Odell met en musique. Mais ce qui frappe, c’est sa manière de toujours laisser une porte entrouverte vers l’espoir. Dans les silences, dans un accord de piano qui s’attarde, on perçoit une forme de douceur qui empêche l’album de sombrer complètement. Avec ce disque, Tom Odell signe un album honnête. Il illustre la sincérité d’un artiste qui préfère montrer ses failles plutôt que d’endosser un rôle.

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Flora Fishbach

10/17/2025
Flora Fishbach est de retour. Trois ans après ”Avec les yeux”, la chanteuse ardennaise dévoile son troisième album, ”Val Synth”. Un disque court – huit titres pour moins de trente minutes – mais intense. Avec ”Val Synth”, Flora Fishbach a choisi d’aller à l’essentiel. Le titre lui-même dit beaucoup : un clin d’œil à la vallée des Ardennes, où elle a composé une partie de l’album, et aux synthétiseurs qui imprègnent tous les morceaux. Le projet est électro, lumineux, fiévreux, mais aussi volontairement libre et audacieux. Fishbach, qui signe elle-même la production et les arrangements, assume son goût pour l’expérimentation. Elle mélange nappes électroniques, rythmes de club et ambiances cinématographiques. Après un deuxième album plus solaire mais marqué par la frustration d’un confinement qui l’a privée de scène, ”Val Synth” est né avec une idée simple : retrouver l’énergie directe du live. Flora Fishbach a d’ailleurs testé certains titres en club, comme une DJ qui jauge les réactions du public. Résultat : une musique dansante, viscérale, mais jamais déconnectée de l’intime. Côté textes, la chanteuse se permet toutes les libertés. Elle convoque ses obsessions personnelles et des figures inattendues : un clin d’œil appuyé à Jean Reno, qui a accepté de poser sa voix sur un titre, ou encore une évocation de Meryl Streep dans un morceau onirique. Elle joue aussi avec les sonorités, les incantations, l’autodérision, sans jamais verser dans le cynisme. Derrière l’apparente légèreté, c’est toujours le même désir : traduire les émotions brutes, qu’elles soient joyeuses ou douloureuses, à travers une électro-pop singulière. Avec ”Val Synth”, Flora Fishbach se dévoile plus directement qu’avant. Elle explique avoir longtemps perçu la musique comme un exutoire sombre, mais aujourd’hui, elle revendique un ton plus léger, plus joyeux, plus proche de la personne qu’elle est dans la vie. Ce troisième album marque donc un tournant : celui d’une artiste qui a trouvé sa place, qui s’assume pleinement, et qui invite son public à entrer avec elle dans une fête sincère et colorée.

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Parcels

10/6/2025
Dix ans déjà que Parcels s’est imposé comme l’un des groupes les plus enthousiasmants de la scène pop internationale. Et voilà que les cinq Australiens reviennent avec un troisième album très attendu : Loved, sorti ce 12 septembre. Un disque qui porte bien son nom puisqu’il parle d’amour sous toutes ses formes. Natifs de Byron Bay sur la côte Est australienne et désormais installés à Berlin, les cinq copains n’ont jamais perdu ce qui fait leur force : la complicité et l’énergie du collectif. On se souvient qu’ils avaient été repérés par nos frenchy des Daft Punk en 2017, une rencontre décisive qui avait propulsé leur funk solaire sur les scènes du monde entier. Depuis, Parcels n’a cessé de grandir, enchaînant albums et tournées, sans jamais renoncer à leur mission affichée : faire danser et transmettre du bonheur. Avec “Loved”, ils se recentrent sur l’essentiel. Douze titres enregistrés entre Berlin, le Mexique et l’Australie, qui privilégient la spontanéité et l’instinct. Pas de concept alambiqué, comme sur leur précédent album “Day/Night” : ici, tout respire la simplicité, les harmonies vocales lumineuses et ces guitares funky qui font la patte du groupe. L’album joue constamment sur une dualité touchante : des mélodies pop euphoriques, parfois traversées par des paroles plus mélancoliques. C’est ce qu’ils décrivent eux-mêmes comme l’art de « pleurer sur le dancefloor », maxi lâcher-prise ! Et bien sûr, l’amour est partout dans “Loved” : l’amour romantique, l’amour des amis, de la nature, ou tout simplement de la musique. À travers ces morceaux, Parcels signe une ode collective, un retour à la lumière après une pause bien méritée. Ils assument même leur côté « pop sucrée », parfois naïf, mais toujours sincère, comme si la clé de leur succès était justement de ne jamais se prendre trop au sérieux. Avec Loved, Parcels déploie une pop solaire et addictive.

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Vanille

8/29/2025
Vanille revient avec “Regarde”, son troisième album, paru en juin dernier. Fille de Julien Clerc, elle a choisi de ne garder qu’un prénom pour la scène, comme un geste d’émancipation. Car si la musique a bercé son enfance – entre le piano de son père et ses tournées – Vanille a longtemps évité de s’y aventurer, par peur de marcher dans des chaussures trop grandes. Aujourd’hui, elle s’y affirme pleinement, avec une voix bien à elle et un univers tout en lumière. Sur la pochette, elle se cache un œil, comme pour mieux inviter l’auditeur à regarder autrement. Et c’est bien l’un des moteurs de cet album : “Regarde”, c’est un appel à s’ouvrir au monde, à la lumière, même quand elle se fait rare. Car derrière cette musique légère en apparence, se cachent des textes profonds, où il est question de résilience, de renaissance, d’amour, de maternité, de ruptures chaotiques, mais aussi de joie retrouvée. C’est un disque d’introspection, certes, mais qui fait danser, vibrer, et qui rend vivant. Ce disque est un récit personnel. Celui d’une femme qui, après une enfance bercée par la scène et une jeunesse en retrait de la musique, a trouvé sa place. Vanille l’admet : suivre les pas d’un père aussi emblématique n’a rien d’évident. Vanille a co-composé avec d’autres artistes sur ce disque. On y trouve notamment Alex du groupe Synapson, qui apporte une touche électro bien dosée. Les arrangements, très soignés, marient guitares acoustiques et nappes synthétiques avec une belle élégance. Loin d’un projet surproduit, “Regarde” conserve une sensibilité artisanale, portée par la voix douce et posée de Vanille. Avec Regarde, Vanille livre un album apaisé, libre, et profondément humain. Une belle étape dans le parcours discret mais assurément singulier d’une artiste à part.

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Vincent Delerm

8/29/2025
Vincent Delerm est de retour avec “La Fresque”, son huitième album studio, six ans après “Panorama”. Et autant le dire tout de suite : c’est du Delerm pur jus, mais avec un souffle nouveau, un peu plus ample, un peu plus orchestral. Depuis ses débuts en 2002, Delerm nous parle souvent de l’intime, du quotidien, des souvenirs, avec sa voix douce et ses textes ciselés. Cette fois, il a voulu rendre hommage à toutes les personnes qui l’ont façonné. Famille, amis, idoles, compagnons de route… Tous sont là. Sur la pochette déjà, un grand collage de visages — 116 en tout — anonymes ou connus, comme Jeanne Cherhal, Vincent Dedienne, ou encore Jean Rochefort. Et c’est justement ça “La Fresque” : une œuvre chorale. Pas un disque égocentré, mais un portrait de lui… à travers les autres. Dès le premier titre, une voix off défile comme un générique de film. On entend des noms, des lieux, des sensations. Delerm déroule ses souvenirs, ses paysages, ses influences, avec toujours cette élégance un peu nostalgique, cette poésie des petits riens. Côté musique, le piano est toujours là, mais entouré cette fois de cordes, de cuivres, de synthés et même de beats électroniques. Parmi les morceaux les plus marquants : une chanson dédiée à Madonna, une autre inspirée d’une voisine disparue, ou encore un hommage aux gens discrets, les “ombres fragiles”. Mais attention, ce n’est pas un disque triste. Au contraire, “La Fresque” parle de l’amour, de l’amitié, de ce qui nous relie. Il y a de la lumière, de la chaleur, et surtout, cette façon unique de rendre les choses simples importantes. Vincent Delerm sera sur scène cet automne, avec une série de concerts à la Cigale déjà presque complets. Un rendez-vous à ne pas manquer, pour célébrer ceux qui comptent.

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Haim

8/29/2025
Les trois sœurs Haim sont de retour avec un nouvel album qui tombe à pic pour cet été. Il s'appelle “I Quit”, ce qui veut dire "J’abandonne", mais ne vous y trompez pas : ce titre ne parle pas d’un arrêt, mais plutôt d’un nouveau départ. Après cinq ans d’absence discographique, le groupe californien revient avec un projet à la fois intime, énergique et profondément personnel. Depuis plus de dix ans, les Haim se sont imposées comme un trio unique, mêlant guitares rock, harmonies vocales soignées et textes inspirés de leur vie. Ce nouvel album marque une rupture avec leur manière de faire habituelle. Elles ont voulu changer de méthode, de son, de ton. Elles ont produit elles-mêmes la plupart des chansons, dans une ambiance plus brute, plus directe, moins lisse. Cela s’entend : le disque respire la liberté, avec des morceaux plus spontanés, parfois un peu désordonnés, mais toujours sincères. Ce qu’on entend surtout, c’est une envie de repartir à zéro. Une envie de se libérer des attentes, de la pression, des conventions. C’est un album qui raconte les remises en question, les étapes difficiles, mais aussi la reconstruction, la joie de faire les choses à sa façon. Il y a de la mélancolie, bien sûr, mais aussi beaucoup de légèreté, d’ironie, de sourires en coin. On sent que les trois sœurs ont voulu parler vrai, sans maquiller ce qu’elles traversent. Pour la sortie de l’album, elles ont imaginé une campagne pleine de clins d’œil : des photos qui rejouent des scènes cultes des années 2000, des clins d’œil à l’époque où tout le monde scrutait les moindres gestes des stars. C’est drôle, décalé, et ça colle parfaitement à l’esprit de l’album : parler de sujets profonds sans jamais se prendre trop au sérieux. Avec “I Quit”, Haim ne cherche pas à plaire à tout le monde. Elles avancent comme elles sont, avec leurs émotions, leurs doutes, leurs élans. Et c’est sûrement ce qui rend ce disque aussi touchant et vivant. Haim signe ici un disque à leur image : libre, honnête, et pleinement assumé.

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Karol G

8/8/2025
Karol G signe son grand retour avec un album lumineux et ultra personnel : “Tropicoqueta”. Un disque aux couleurs vives, sorti le 20 juin, qui sent bon l'été, les souvenirs d'enfance et la fête. Avec ses vingt morceaux, c’est plus qu’un simple album : c’est un voyage au cœur de l’Amérique latine, à travers ses musiques, ses histoires, ses cultures et ses émotions. La chanteuse colombienne y incarne un personnage fictif, “la Tropicoqueta”, une héroïne de telenovela moderne, à la fois douce et piquante, libre et ancrée dans ses racines. Cette figure donne le ton : celui d’un disque narratif, joyeux, exubérant, mais aussi introspectif et tendre. Comme si chaque chanson ouvrait un nouvel épisode de son feuilleton musical. Karol G parle d’elle, de son parcours, de sa famille, de ses doutes aussi. Elle cherche ici à raconter une histoire sincère, pleine de chaleur, de nostalgie, et d’amour. Le tout est porté par une envie de célébrer ses origines et de les faire résonner dans le monde entier. Musicalement, Karol G frappe fort en offrant une grande diversité de sons, de styles : on passe d’un rythme dansant à une ballade plus émotive en un clin d’œil, toujours dans une production élégante et très maîtrisée. Les instruments traditionnels côtoient des sons électro plus actuels. Et ce qui fait la force de ce projet, c’est justement cette capacité à faire dialoguer les époques, à mélanger l’ancien et le nouveau, sans jamais perdre le fil et en restant toujours fidèle à ses racines. Elle offre un sixième album éclectique et authentique. “Tropicoqueta” n’est pas seulement un album réussi : c’est une ode à sa culture et ses racines. Karol G y affirme sa liberté, sa créativité, et son attachement à une identité riche et variée. “Tropicoqueta” est un disque généreux, vivant, et déjà incontournable pour cet été.

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Ycare

7/25/2025
Le 6 juin dernier, Ycare a levé le voile sur son huitième album, sobrement intitulé “Ycare”. Un choix fort, qui sonne comme une affirmation de soi, un retour à l’essentiel. Quinze ans après ses débuts dans la Nouvelle Star l’artiste franco-libanais semble boucler une boucle, à la fois artistique et personnelle. Pour la première fois, il s’accorde le droit de porter son propre nom sur un album. Et derrière ce geste symbolique, il y a tout un chemin de vie. Composé de deux actes — Ciel et Terre — l’album explore la dualité entre spiritualité et ancrage, entre l’introspection et le lien à l’autre. Dix titres comme autant d’étapes dans un parcours de reconstruction. Car “Ycare” l’album, c’est d’abord une œuvre de résilience. L’artiste y évoque sans fard ses luttes, ses failles, mais aussi l’apaisement retrouvé. L’écriture est frontale mais délicate, portée par des mélodies pop, parfois électro, parfois acoustiques, toujours habitées. Musicalement, l’album témoigne de l’éclectisme du chanteur : guitare, nappes électroniques, envolées lyriques... Et même une reprise bouleversante de “Viva La Vida” de Coldplay, transformée en “Le fou et le roi”, un titre fort sur le pardon et la chute, aux accents presque sacrés. La voix, elle, reste au centre : fragile par moments mais toujours habitée. Avec cet album, Ycare revient en solo, après deux projets de duos à succès. Un besoin, presque vital, de se retrouver, d’écrire en son nom. Et peut-être de clore un chapitre. Car “Ycare”, l’album, est annoncé comme le dernier de sa carrière sous cette forme. Alors ce n’est peut-être pas une fin, mais une mue, avant le début d’autre chose. À travers cette œuvre intime et universelle, Ycare nous rappelle que les cicatrices sont des terres fertiles d’inspiration et de résilience. Et que la musique, chez lui, est toujours une question de vérité et d’authenticité. C’est tout ce qui fait le sel de cette production

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Miley Cyrus

7/21/2025
Miley Cyrus est de retour avec “Something Beautiful”, son neuvième album studio, sorti fin mai. Deux ans après le succès planétaire de “Endless Summer Vacation” et de son tube “Flowers”, la chanteuse américaine signe un disque audacieux, intime, à mi-chemin entre introspection et expérimentation visuelle. Car “Something Beautiful”, c’est plus qu’un simple album. Chaque chanson est accompagnée de son propre clip, réunis dans un film musical présenté au Tribeca Festival. L’ensemble forme une œuvre cohérente, presque théâtrale, que Miley décrit elle-même comme un “opéra pop”. La pochette donne tout de suite le ton : on y voit l’artiste dans une robe spectaculaire en résille perlée, issue de la collection “Les Insectes” de Thierry Mugler sortie en 1997. Ce n’est pas qu’un choix esthétique : cette image symbolise l'idée de transformation, un thème central de l’album. Le disque parle de reconstruction, de cicatrices, de ce qu’on apprend dans la douleur. Il évoque la façon dont on peut trouver de la beauté, même dans les moments les plus sombres. Les textes sont directs, parfois poétiques, souvent mélancoliques. Miley parle de ruptures, d’amour compliqué, de solitude et de renaissance. Elle se livre sans filtre, avec une sincérité touchante. Musicalement, l’album est très libre. On y trouve des ballades douces, des élans pop progressifs, du rock planant, un peu de disco ou de jazz. Miley Cyrus se laisse aller à ses envies sans chercher le tube facile. Sa voix, plus rauque qu’avant — conséquence d’un œdème rare aux cordes vocales — apporte une profondeur et une fragilité nouvelle à ses chansons. “Something Beautiful” est un album ambitieux et personnel, qui montre une artiste en pleine évolution. Une Miley Cyrus qui n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit, mais qui continue à créer, à chercher du sens, et à mettre en lumière ce qu’il reste de beau, même quand tout vacille.

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Jay-Jay Johanson

7/14/2025
Avec “Backstage”, Jay-Jay Johanson revient avec ce qu’il sait faire de mieux : une pop mélancolique, élégante et feutrée, qui mêle jazz, électronique douce et romantisme. Ce quinzième album studio du chanteur suédois ne cherche pas la rupture, mais plutôt la continuité. Il s’inscrit dans la lignée de ses disques précédents, en affinant un style reconnaissable entre mille, à la fois intime et sophistiqué. La voix de Jay-Jay Johanson, toujours aussi douce et retenue, semble flotter sur des nappes de piano, de cordes et de synthétiseurs légers. On retrouve cette ambiance feutrée, presque cinématographique, qui a fait sa marque de fabrique depuis son premier album “Whiskey” sorti en 1996. La musique est lente, les arrangements subtils, jamais démonstratifs. C’est dans une atmosphère unique, une ambiance que seul Jay-Jay sait tricoter que nous plonge cet album. On écoute “Backstag” comme on s’installe dans une pièce calme, le regard dans le vague, prêt à se laisser transporter. Côté paroles, Jay-Jay Johanson reste dans l’intime : les sentiments fragiles, les souvenirs flous, les amours passés ou impossibles. Pas de grands effets, mais une écriture sobre, parfois très directe, qui touche sans en faire trop. Pour la première fois, il chante aussi en français, sur un morceau écrit par l’auteur Renaud Santa Maria. Une façon discrète d’aller vers son public francophone, toujours fidèle et de rendre hommage au poète Rimbaud. Enregistré à Stockholm pendant l’hiver 2024 et masterisé à Paris par Alex Gopher, qui a travaillé pour plusieurs artistes français dont Zazie et Etienne de Crécy, l’album est à la fois très personnel et très travaillé. On sent l’artiste en pleine maîtrise de son art, sans chercher à coller aux modes. Jay-Jay Johanson n’a jamais été un chanteur à la mode, mais c’est justement pour ça qu’on le suit depuis presque trente ans. “Backstage”, c’est la preuve que la douceur peut encore émouvoir, et que la mélancolie a toute sa place dans la musique d’aujourd’hui.

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Damso

7/5/2025
Damso tire peut-être sa révérence avec “Bēyāh”, son sixième album studio, présenté comme le dernier au format album. Sorti le 30 mai, ce disque marque un tournant pour le rappeur belgo-congolais de 33 ans, qui affirme vouloir se libérer du modèle traditionnel pour se consacrer à d’autres formes de création : des sessions ouvertes d’enregistrement avec le public, des projets de production, mais aussi une envie de cinéma. C’est donc un album de clôture autant qu’un tremplin vers une nouvelle phase artistique. Préparé depuis 2022, “Bēyāh” s’est dévoilé dans un climat de mystère savamment orchestré : Damso a volontairement disparu des réseaux pendant plusieurs mois, aucune promotion, aucun single avant la sortie. Résultat : 15 000 précommandes en 24 heures. L’artiste a ensuite présenté l’album en avant-première au Trianon à Paris, devant 1300 fans. Il y décrit “Bēyāh” comme son bébé qui s’en va et confirme vouloir se concentrer désormais sur une nouvelle phase de sa carrière. Le titre, qui signifie “être” en hébreu, donne le ton : “Bēyāh” est une œuvre dense, introspective, à la fois sombre et contemplative. Le flow alterne murmures et uppercuts. Les textes reviennent sur ses thèmes phares : le Congo, la paternité, l’amour, la solitude, la fuite, la guerre, mais avec une sincérité plus apaisée qu’auparavant. On sent l’influence de sa relation avec sa compagne Mila Lapidus, évoquée dans plusieurs morceaux. L’album compte quinze titres, dont un en espagnol, un clin d'œil personnel, et un autre réalisé en collaboration avec une intelligence artificielle pour les chœurs — une première dans sa discographie. Côté musique, Damso brouille les pistes : trap, reggaeton, afro, guitares classiques, amapiano. Deux featurings seulement : la chanteuse Sarah Sey, et l’IA. Pas de grosses têtes d’affiche, pas de coups de com’. Juste un artiste qui cherche à aller au bout de lui-même. Avec “Bēyāh”, Damso n’offre pas un best-of, ni un album de hits calibrés. Il propose un disque de clôture, personnel, exigeant, qui explore ses propres limites autant qu’il questionne celles du genre rap. Il ne signe pas une fin, mais un retrait volontaire d’un format qu’il juge dépassé. Une manière, peut-être, de rester libre.

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Snoop Dogg

6/29/2025
À 53 ans, Snoop Dogg prouve qu’il n’a rien perdu de son appétit créatif en dévoilant “Iz It a Crime?”, son 21e album studio, disponible depuis la mi-Mai. Cinq mois seulement après “Missionary”, son retour en studio avec Dr. Dre, l’icône de Long Beach revient en solo, en patron de Death Row Records, label qu’il a ressuscité à son image : funky et libre. Ce nouveau projet s’inscrit pleinement dans la philosophie de Snoop ces dernières années : faire de la musique pour le plaisir, sans pression, sans vouloir révolutionner le game. Le résultat ? 21 titres aux allures de bande-son estivale, où l’on retrouve tout ce qui fait le charme de l’univers snoopien : un flow flegmatique emblématique, des beats moelleux, des ambiances West Coast, et une nonchalance parfaitement assumée. C’est smooth, détendu, un brin vintage parfois, et surtout très chill. Dès les premières minutes, “Iz It a Crime?” donne le ton : le morceau éponyme, bâti sur un sample élégant de Sade, illustre une fois de plus la capacité de Snoop à fusionner funk et soul avec décontraction. Certains titres sortent du lot, comme “West Up”, véritable clin d’œil à l’âge d’or du rap californien. Côté featurings, on retrouve Wiz Khalifa, October London, Pharrell Williams ou encore Sexyy Red, qui viennent pimenter une tracklist parfois un peu linéaire. Mention spéciale au morceau “Spot”,avec Pharrell,, aussi étrange qu’audacieux, croisement improbable entre les Daft Punk et le DJ américain Mustard. Et si certains morceaux paraissent anecdotiques, c’est parce que l’album ne cherche pas à briller. Il cherche à faire vibrer, doucement, sans forcer. Même les prises de position, comme la discrète réponse aux critiques sur sa performance à un gala pour Trump, sont traitées par-dessus la jambe, avec humour et distance. “Iz It a Crime?” n’est sans doute pas un sommet de sa discographie, mais c’est un disque à l’image de son auteur : déroutant parfois, cool toujours, et profondément sincère dans sa paresse apparente. Une balade sonore qui ne bouscule pas, mais qui accompagnera à merveille nos soirées d’été.

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Orlane

6/24/2025
Elle a troqué la blouse blanche pour le micro, les études de médecine pour la scène. Et c’est peu dire que Orlane a bien fait. Orlane est une chanteuse belge originaire de Bruxelles. Elle s’est fait connaître du grand public en 2021 en participant à The Voice Belgique, où elle a atteint la finale dans l’équipe de Loïc Nottet. Ce passage télévisé a marqué ses débuts médiatiques, mais c’est vraiment avec son premier EP “Prisme”, sorti en 2023, qu’elle a commencé à construire son identité musicale, entre pop, électro et chanson à texte. La jeune artiste belge dévoile aujourd’hui “Aller-retour”, un premier album ambitieux, éclectique et profondément personnel. En 14 titres, Orlane impose un univers à la fois ultra contemporain et furieusement intime, entre pop, électro, chanson et confessions à cœur ouvert. “Aller-retour” évoque le mouvement perpétuel d’une vie bousculée, faite de ruptures et de réconciliations, de doutes et de départs, mais aussi de grands élans de joie, de liberté, de fête. Orlane s’y raconte sans détour, parfois cash, toujours sincère. Elle chante l’amour, la perte, l’urgence d’exister, les soirées qui libèrent et les matins qui rattrapent. Le tout avec une plume directe et poétique, lucide et générationnelle. Musicalement, “Aller-retour” refuse les cases. Un piano acapela ouvre le disque avant que les rythmes s’emballent et débrayent sur une techno queer de club avec une conscience politique bien présente. Orlane revient à une pop plus acoustique, elle flirte avec l’électro-pop, ou livre des ballades dépouillées, à la limite du parlé-chanté. Ce qui frappe, au-delà de la variété des styles, c’est la cohérence d’ensemble. Chaque titre semble dessiner une facette de l’artiste : jeune femme hypersensible dans un monde sous tension. La force de l’album vient de là : cette capacité à faire cohabiter la fête et la fragilité, le combat et le lâcher-prise, le personnel et l’universel. “Aller-retour” est un premier album riche, vivant, intense, à l’image de celle qui l’a écrit. Une belle entrée en matière pour une artiste qu’on a hâte de suivre sur la durée.

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JuL

6/16/2025
Il est arrivé en hélicoptère au Stade de France, a réuni près de 98 000 personnes et a sorti, la veille, son 33e album studio. “D&P à vie”, paru le 25 avril, n’est pas seulement un disque de plus dans une carrière hors normes du rappeur marseillais : c’est l’album d’un moment, celui de la consécration. Fidèle à lui-même, Jul ne cherche pas la rupture, mais affirme encore un peu plus son style, sa vision, son univers. Composé de 17 morceaux, l’album s’inscrit dans la droite lignée de sa discographie. On y retrouve son ADN : une alternance de titres festifs, de ballades plus douces, et de morceaux introspectifs, dont un qu’il dédie à sa mère. L’autotune est omniprésente, les rythmiques électroniques sont efficaces, et la formule reste identifiable entre mille. Ce qui frappe, c’est la régularité. Jul continue de tracer son sillon, avec la même constance et la même fidélité à ses codes. Mais “D&P à vie” n’est pas qu’un album de plus. Quelques titres témoignent d’une volonté d’aller un peu plus loin. Sur “Bentagya”, il opte pour un récit presque slamé sur fond de piano sombre. “4 4 2” ou “Ils le savent” durcissent le ton, flirtant avec un rap plus brut, plus classique. Le seul featuring de ce disque, “Love & Haine” avec Le Rat Luciano, fait figure de passage de flambeau symbolique : entre légende locale et roi des charts, c’est toute l’histoire du rap marseillais qui se raconte. Jul parle encore de rivalités, de loyauté, de fierté et de réussite. Mais il évoque aussi la fatigue, le besoin de recul, la solitude. “J’ai besoin d’air” ou “D&P à vie” en disent long sur les états d’âme d’un artiste parfois piégé par sa propre cadence. Pas de révolution donc, mais un disque solide, sincère, et taillé pour les foules. Jul ne change pas. Au contraire, il s’installe, encore un peu plus, au sommet.

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Amel Bent

6/16/2025
Avec “Minuit une”, Amel Bent signe un retour tout en douceur et en vérité. Vingt ans après ses débuts, la chanteuse revient avec un album plus personnel, plus intime, où elle laisse tomber les artifices pour ne garder que l’essentiel : les mots justes, la voix à nu, et les émotions à fleur de peau. Ce nouvel album, c’est celui de la maturité. Un disque qui arrive après les tempêtes, les réussites, les blessures aussi. Amel Bent ne cherche plus à plaire à tout prix. Elle chante ce qu’elle est devenue, sans filtre. Une femme qui a grandi, qui a connu les hauts, les bas, et qui avance aujourd’hui avec plus de calme et de lucidité. Avant même la sortie de l’album, Amel Bent avait donné le ton avec “Décharge mentale”, un titre fort qui a immédiatement trouvé un écho. Dans cette chanson, elle met des mots sur un mal souvent silencieux : la charge mentale des femmes. Elle y parle de ce quotidien qui pèse, de l’injonction à tout gérer, tout le temps, sans jamais flancher. Musicalement, “Minuit une” se distingue par sa simplicité. Pas de surenchère, pas de production tape-à-l’œil : des guitares, des pianos, des cordes parfois, et une voix posée, pleine de retenue. On retrouve sa patte R’n’B, bien sûr, mais teintée d’influences plus acoustiques. C’est une Amel Bent apaisée qu’on découvre ici, loin du formatage radio ou des tubes à répétition. Dans les textes, elle parle de solitude, de reconstruction, de maternité, de liberté aussi. Elle aborde ses failles, ses contradictions, sans chercher à les maquiller. Il y a une vraie sincérité dans sa manière d’écrire, une simplicité touchante dans ce qu’elle confie. Certains morceaux ressemblent à des lettres jamais envoyées, d’autres à des conversations qu’on aurait avec soi-même, au cœur de la nuit. “Minuit une”, c’est le moment juste après le chaos, quand le silence revient, et qu’on peut enfin se retrouver. Ce n’est pas un album qui cherche à faire du bruit, mais un disque qui prend le temps, qui s’écoute avec attention. Un album sincère, humain, et profondément incarné. Amel Bent y montre une autre facette d’elle-même, plus fragile, plus vraie aussi.

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