
Invite international
RFI
Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.
Location:
United States
Genres:
News & Politics Podcasts
Networks:
RFI
Description:
Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.
Language:
French
Episodes
Coupe du monde 2026: «Pour l’Iran, le sport est un élément symbolique de contrôle social»
5/1/2026
Malgré l'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient, le président américain n'est pas opposé à ce que l'Iran dispute ses matchs de Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Il est d'accord pour suivre la volonté de Gianni Infantino, le patron de la Fifa, qui venait de réaffirmer la participation de l'équipe iranienne. Il reste à savoir si la Fédération iranienne acceptera de participer au tournoi. Entretien avec Raphaël Le Magoariec, docteur en géopolitique à l'université de Tours, auteur de « Géopolitique des pays du Golfe », sortie prévue en juin 2026 aux éditions Bréal.
À lire aussiMondial 2026: un émissaire de Donald Trump veut remplacer l'Iran par l'Italie
À lire aussiMondial 2026: «l’Iran sera à la Coupe du monde» et jouera bien aux États-Unis, selon Infantino
Duration:00:06:42
«Le Hezbollah entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe»
4/30/2026
Le sud du Liban reste sous le feu persistant d'Israël. Les forces israéliennes justifient toujours leur opération comme moyen de lutter contre le Hezbollah et menacent de le cibler au-delà de la ligne jaune, ligne de démarcation dans le sud Liban. Entretien avec la chercheuse à l'université Harvard Lina Khatib, elle a enquêté sur les réseaux de financement du mouvement chiite qui passent par plusieurs continents et notamment l'Europe.
RFI : Vous publiez un nouveau rapport qui s'intéresse aux multiples sources de financement du Hezbollah. On pensait le parti affaibli par la guerre contre Israël depuis 2024, et aussi par la chute de son allié syrien, Bachar el-Assad. Mais en fait, économiquement, on découvre en vous lisant qu'il tient le choc, notamment grâce à son réseau européen, avec un mélange d'activités légales et illégales...
Lina Khatib : Le Hezbollah a été militairement défait par Israël, même s'il continue encore à mener certaines opérations. Sur le plan économique en revanche, le groupe a perdu une part importante de ses revenus après la chute du régime de Bachar el-Assad, notamment parce qu'il était impliqué dans le trafic de captagon en Syrie avec le régime syrien.
Mais à l'international, ses activités financières ne se sont pas arrêtées. Elles sont très étendues. Elles relient l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et aussi l'Europe. Donc en fait, une partie de l'argent vient par exemple du trafic de drogue en Amérique latine, puis cet argent est blanchi en Europe par le réseau du Hezbollah. On observe que l'Europe joue aujourd'hui un rôle central dans ce système, qui permet au groupe de survivre et de maintenir une partie de ses sources de financement.
Très concrètement, lorsqu’un Européen achète par exemple de la drogue ou une pierre précieuse, est-ce qu'il finance peut-être le Hezbollah ?
Malheureusement oui, c'est possible parce que le Hezbollah est impliqué dans la vente de cocaïne dans des pays comme la France, la Belgique, l'Allemagne ou encore l'Italie. Quand on parle de blanchiment d'argent, concrètement, ça consiste à utiliser de l'argent issu d'activités illégales pour acheter des biens tout à fait légaux, puis à les revendre afin d'en masquer l'origine. En Europe, quelqu'un peut donc acheter des bijoux, une belle montre, une voiture de luxe ou même une voiture d'occasion, sans se douter qu'il contribue potentiellement à ce moment-là au financement du Hezbollah. Cela s'explique notamment par le fait que le Hezbollah opère via des sociétés écrans, ce qui rend très difficile d'identifier les véritables responsables derrière ces entreprises.
En parallèle, le groupe collabore avec des réseaux criminels déjà bien implantés en Europe. Ce sont des relations avant tout pragmatiques. Par exemple, au Royaume-Uni où je vis, les autorités observent de plus en plus que certains commerces dans différentes régions qui vendent toutes sortes de choses, qu'il s'agisse de tabac ou de produits du quotidien, peuvent être liés à des réseaux criminels impliqués dans la contrebande. Le Hezbollah s'inscrit donc dans ces dynamiques et entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe.
À lire aussiLiban: le Hezbollah rejette les négociations directes avec Israël et s'oppose à son désarmement
Certains commentateurs disent souvent que si la République islamique lâchait le Hezbollah, la milice s'effondrerait. Et c'est vrai que les deux tiers de son budget viennent en effet de Téhéran. Mais le tiers restant dont on parle lui permettrait-il de survivre ?
L'estimation selon laquelle le Hezbollah tire environ 30 % de ses fonds, de ses opérations financières à travers le monde, reste très prudente. En réalité, ce chiffre pourrait être plus élevé. Cela veut dire que si le financement en provenance de l'Iran s'arrêtait complètement, le Hezbollah pourrait continuer à fonctionner, mais avec des capacités réduites.
C'est pour ça qu'il est essentiel de cibler aussi ces réseaux financiers en Europe comme...
Duration:00:07:25
«Les Émiratis donnent l'impression de se mettre entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale»
4/29/2026
Immense surprise au Moyen-Orient et sur les marchés du pétrole avec ce départ annoncé de l'Opep pour les Émirats arabes unis. Ce retrait au nom de « l'intérêt national » marque un revers pour l'alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ce choix ? Y a-t-il un risque de froisser un peu plus des relations déjà tendues avec l'Arabie saoudite, mastodonte de l'or noir ? L’analyse du chercheur Adlene Mohammedi, expert associé au Ceri-Sciences Po et enseignant à l'université Paris III et à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
RFI : Que représentaient les Émirats arabes unis dans l'Opep ?
Adlene Mohammedi : Les Émirats arabes unis étaient l'un des principaux membres de l'Opep et ils faisaient partie des trois principaux producteurs de l'Opep derrière des pays aussi importants que l'Arabie saoudite et l'Irak par exemple. Donc, d'un point de vue économique, leur poids est assez important. Ils représentaient environ 12 %, de la production de l'Opep. Donc, c'est un départ qui a des conséquences économiques.
Vous parliez d'un autre poids lourd de cette organisation, c'est bien sûr l'Arabie saoudite qui est à la fois alliée et rivale des Émirats arabes unis. Alors, est-ce que, à travers cette décision, Abou Dhabi marque une forme de rupture nette avec l'Arabie saoudite ?
Effectivement, l'Opep est clairement dominée par l'Arabie saoudite, c'est-à-dire les grandes décisions de l'Opep sont clairement dominées, contrôlées par l'Arabie saoudite. Et quand on parle de décisions de l'Opep, on parle en général de quotas imposés pour baisser la production de l'Opep et donc permettre finalement des prix assez élevés. C'est finalement là la divergence principale sur le plan économique entre les Émirats et l'Arabie saoudite, c'est que les Émirats, en fait, ne voulaient pas de ces quotas. Et ce n'est pas la première fois, en réalité, qu'ils le disent.
Mais au-delà de cela, on a bien des rivalités entre l'Arabie saoudite et les Émirats. Alors je ne sais pas si on peut parler de rupture nette, directe et définitive parce qu'on n'en est pas là officiellement. On n'est pas dans une confrontation directe, mais on est dans une espèce de guerre froide entre les deux, perceptible déjà depuis quelques années en réalité. Et aujourd'hui, le principal théâtre dont tout le monde parle, c'est l'Opep. Mais hier, on parlait par exemple essentiellement du Yémen, où on a clairement vu les divergences entre les deux pays.
À lire aussiYémen: les Émirats défient l'Arabie saoudite dans leur propre jardin
Le Yémen où Mohammed ben Zayed, pour les Émirats arabes unis, souhaite une partition du pays, alors que Mohammed ben Salman, prince héritier d'Arabie saoudite, souhaite que le pays reste uni. Mais il y a d'autres théâtres. Il y a le Soudan, la Somalie aussi, où ces deux pays sont opposés.
Oui, alors sur le Yémen, les Émirats ont toujours été très ambigus. Disons qu'ils ont soutenu les séparatistes sudistes. Il n'y a pas de doute là-dessus. Et en réalité, ce que les Saoudiens leur ont reproché depuis quelques années, c'est qu'alors qu'ils étaient censés faire partie de la même coalition contre les Houthis, les Émirats ont plutôt fait le choix, la plupart du temps, de lutter contre l'armée loyaliste yéménite, au motif que celle-ci était en partie composée de ce que les Émirats considéraient comme des Frères musulmans. Donc, en réalité, depuis quelques années, on voyait bien les divergences assez nettes entre les deux pays, malgré un semblant d'unité, notamment au début de la coalition. Mais comme vous l'avez dit, vous avez d'autres théâtres d'affrontements, vous avez la Corne de l'Afrique, la Somalie bien sûr, le Soudan où les Émirats jouent aussi un rôle assez net en soutenant les forces d'Hemedti, les paramilitaires.
Le problème des Émiratis, c'est qu'ils veulent donner l'apparence dans le discours de soutenir les États, d'une espèce de modernité stato-centrée, alors que dans les faits, ils soutiennent beaucoup...
Duration:00:07:01
Israël: Benyamin Netanyahu veut «rester Premier ministre» pour bénéficier d'une indulgence judiciaire
4/27/2026
La guerre au Moyen-Orient, et les offensives américaines et israéliennes contre l'Iran et contre le Hezbollah libanais, permettent à Benyamin Netanyahu de repousser son audition devant les juges prévue ce 27 avril, dans son procès pour fraude, abus de confiance et corruption. Deux anciens Premiers ministres israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, ont annoncé vouloir se présenter sur une liste commune pour les prochaines élections législatives en Israël, prévues en octobre. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, (éditions JC Lattès), son dernier ouvrage.
À lire aussiIsraël: Benyamin Netanyahu demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption
Duration:00:10:14
Tchernobyl: «Le bilan de l'OMS de 2005 est très incomplet, très partiel, d'après les spécialistes»
4/26/2026
Retour sur l'explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, survenue il y a 40 ans jour pour jour en Ukraine, et qui a provoqué la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Pour en parler, nous recevons Laurent Coumel, maître de conférences en Histoire à l’Inalco, co-auteur de Tchernobyl, la mémoire atomisée, éditions JC Lattès, et conseiller historique de la série documentaire « Tchernobyl, une tragédie sans fin » sur France Télévisions.
Duration:00:06:31
Conférence de Santa Marta: «Les énergies fossiles ont été un tabou dans les négociations climat pendant 30 ans»
4/25/2026
Trouver des solutions concrètes pour mettre fin à notre dépendance au charbon, au pétrole et au gaz : voilà comment pourraient se résumer les objectifs de la Conférence internationale pour la sortie des énergies fossiles. Ça se passe à Santa Marta en Colombie. Un sommet inédit qui a commencé vendredi 24 avril et réunit une cinquantaine de pays pendant cinq jours. Pour en parler, nous recevons Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350.org.
Duration:00:06:48
Billets trop chers, supporters exclus: l'organisation de la Coupe du monde 2026 de plus en plus fragilisée
4/24/2026
Les nuages s'accumulent, moins de deux mois avant la Coupe du monde de football organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, du 11 juin au 19 juillet. Les prix exorbitants des billets pour assister aux matches et pour se rendre aux stades font polémique. De nombreux supporters redoutent des interventions de la brutale police de l'immigration américaine (ICE) pendant les matches. Face à ce déploiement annoncé, un syndicat représentant quelque 2 000 employés du SoFi Stadium de Los Angeles a brandi la menace d'une grève durant la compétition si aucune garantie n'est apportée de la part de la Fifa sur cette question. L'analyse de Pim Verschuuren, chercheur et maître de conférences à l'université Rennes 2, spécialiste des questions liées à l'impact du sport dans les relations internationales.
À lire aussiMondial 2026: des associations américaines mettent en garde les voyageurs contre des abus aux États-Unis
Duration:00:07:39
L'armée libanaise «a été habituée à coopérer avec le Hezbollah»
4/23/2026
Les États-Unis accueillent, jeudi 23 avril, une deuxième réunion entre des émissaires libanais et israéliens, pour au minimum prolonger la trêve, au mieux avancer vers la paix. Deux guerres en deux ans et une armée israélienne qui s'évertue à rendre tout retour impossible pour les habitants du sud du pays. La pression israélienne pour désarmer le Hezbollah ne faiblit pas. L'État hébreu appelle le gouvernement et l'armée libanaise à le faire ensemble, mais l'armée doit composer avec différentes sensibilités et des divergences au sein du pays. Les explications d'Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur du livre Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (éditions Gallimard).
À lire aussiJoey Hood: les pourparlers à Washington sont, «pour le Liban, un moment historique pour parler à Israël»
Duration:00:06:26
«En Iran, les centres de pouvoir n'ont pas d'arbitre suprême, ce qui doit entraîner des tensions»
4/22/2026
L’issue du conflit entre les États-Unis et l’Iran reste incertaine alors que Donald Trump a prolongé mardi 21 avril jusqu’à nouvel ordre la trêve, faute d’un accord de paix. Dans le détroit d’Ormuz, le président américain maintient toujours le blocus des ports iraniens tandis que l’Iran affirme avoir intercepté deux navires qui essayaient de franchir la zone. Dans ce contexte agité, les diplomaties iranienne et américaine sont au cœur des débats dans la quête d’un accord pour mettre fin au conflit. Entre la méthode Trump et les dissensions au sein du régime iranien, l'analyse de Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, en Israël et aux Nations unies et auteur de plusieurs ouvrages, dont Leçons de diplomatie, chez Tallandier.
À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'Iran affirme avoir saisi deux navires tentant de passer le détroit d'Ormuz
Duration:00:09:37
La crise au Moyen-Orient «entraîne le changement du modèle énergétique» en faveur des énergies renouvelables
4/21/2026
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont complètement chamboulé le secteur énergétique. C'était peut-être l'élément qui manquait pour que le monde bascule des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Les tensions actuelles sur les prix du gaz et du pétrole offrent une bonne occasion de réfléchir au développement d'alternatives aux hydrocarbures, notamment le tout-électrique. Entretien avec Nicolas Berghmans, directeur du programme Nouvelles politiques industrielles, et chercheur en politiques climatiques et énergétiques à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump accuse l'Iran d'avoir «violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises»
À lire aussi«En bloquant le détroit d'Ormuz, Trump veut arracher le dossier du nucléaire aux Iraniens»
Duration:00:07:20
Affaire Epstein: «L'enjeu est de savoir jusqu'où Keir Starmer était au courant»
4/20/2026
Le Premier ministre britannique Keir Starmer, sous le feu des critiques, devant le Parlement lundi 20 avril pour, une fois de plus, s'expliquer sur Peter Mandelson, ancien ambassadeur à Washington écarté à cause de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. L’affaire fait scandale parce qu'il avait fait l'objet de rapports défavorables ignorés par le gouvernement. L’analyse des conséquences politiques possibles pour Keir Starmer avec Thibaud Harrois, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne Nouvelle et co-auteur de From Cool Britannia to Brexit publié aux éditions Routledge.
À lire aussiAffaire Epstein: Starmer encore dans la tourmente après de nouvelles révélations sur Mandelson
Duration:00:07:38
Législatives en Bulgarie: «Roumen Radev ne va empêcher l'Europe d'aider l'Ukraine»
4/19/2026
Les Bulgares sont appelés aux urnes ce dimanche 19 avril pour les élections législatives, les huitièmes en cinq ans. L'ex-président prorusse et très eurosceptique Roumen Radev est donné favori à la tête de son parti « Bulgarie progressiste ». Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Antony Todorov, politologue, professeur de sciences politiques à la Nouvelle Université bulgare de Sofia est l'invité international de la mi-journée de RFI.
À lire aussiÉlections législatives en Bulgarie: Roumen Radev, un «nouvel Orban» au sein de l'UE?
Duration:00:06:00
Manifestation des «Patriotes pour l’Europe»: «Il y a pour l’extrême droite européenne une volonté de se recomposer»
4/18/2026
En Italie, l’extrême droite européenne, les « Patriotes pour l’Europe » contre l’immigration et « des règles européennes absurdes », manifeste ce samedi après-midi à Milan à l'appel de Matteo Salvini, leader du parti d'extrême droite de la Ligue. Et ce, après la défaite d'un allié important, Viktor Orban en Hongrie. Pour en parler, Benjamin Biard, chargé de recherche au CRISP et enseignant à l’université catholique de Louvain, auteur de « L'influence (in)visible Les partis populistes de droite radicale et la fabrique de politiques publiques en démocratie » aux éditions Peter Lang est l'invité international de la mi-journée de RFI.
À lire aussiItalie: Matteo Salvini réunit les Patriotes pour l'Europe à Milan pour relancer la Ligue
Duration:00:07:57
La Russie mène une «guerre psychologique» en menaçant les entreprises qui soutiennent l'Ukraine
4/17/2026
Le ministère de la Défense russe a publié les adresses d'entreprises européennes et israéliennes livrant des drones à l'Ukraine. Il a précisé qu'elles représentaient désormais des cibles potentielles et a accusé ces pays d’'alimenter l'escalade militaire. Plusieurs États européens ont annoncé, ces derniers jours, de nouveaux partenariats pour la production de drones avec Kiev. Entretien avec Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et consultant en aéronautique et défense.
Suivez nos dernières infos, reportages et émissions sur la guerre en Ukraine
Duration:00:07:02
Programme nucléaire civil iranien: «Il y a une défiance, ça fait plus de 20 ans que ça dure»
4/16/2026
Le chef de l'armée pakistanaise a rencontré, jeudi 16 avril en Iran, le président du Parlement, dans le cadre des tractations en cours pour organiser une deuxième session de négociations avec les États-Unis. Téhéran a réaffirmé sa volonté de négocier mais campe sur une exigence iranienne majeure : le droit du pays à un programme nucléaire civil. L'Iran ouvre seulement la porte à des débats sur « le niveau et le type d'enrichissement » d'uranium. Ce n'est pas ce que veulent les États-Unis. Entretien avec Benjamin Hautecouverture, historien et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions de sécurité internationale et des questions nucléaires.
Duration:00:06:38
La soif de l'or et le financement de la guerre au Soudan attisent l'appétit et les rivalités régionales
4/15/2026
Au Soudan, la guerre entre les forces armées soudanaises et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) entre dans sa quatrième année. Elle a plongé dans la pauvreté la majorité des Soudanais, arraché 11 millions d'entre eux à leurs foyers et répandu la faim. Depuis le début du conflit, en avril 2023, la production d'or déclarée a chuté, au profit des réseaux parallèles d'extraction et d'exportation. Le contrôle des zones minières entre les FAS et les FSR est devenu un élément déterminant du financement de l'effort de guerre. L'analyse de Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français de relations internationales (IFRI).
À lire aussi«Un véritable cauchemar»: la chute d'El-Fasher, summum de l'horreur au Soudan
Duration:00:06:48
Blocus humanitaire à Gaza: «Les conditions même de l'existence et de vie sont en sursis»
4/14/2026
Quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi 14 avril dans une frappe israélienne dans le nord de la bande de Gaza, ravagé par deux ans de guerre. Les besoins de la population sont immenses, mais les autorités israéliennes continuent de restreindre systématiquement l'entrée de l'aide humanitaire et des biens de première nécessité. Israël impose un siège très strict au territoire, malgré les appels répétés de la communauté humanitaire internationale à laisser affluer l'aide dans le territoire. L'ONU a annoncé, lundi 13 avril, la réouverture du point de passage de Zikim, que des convois d'aide ont pu franchir pour la première fois depuis le début de l'opération israélo-américaine en Iran. Entretien avec Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières.
À lire aussiAu nord de la bande de Gaza, réouverture du point de passage de Zikim
Duration:00:08:30
Déminage du détroit d'Ormuz: «La situation est confuse, car personne ne dit la vérité»
4/13/2026
Après l'échec des négociations à Islamabad entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump est bien déterminé à imposer un blocus dans le détroit d'Ormuz pour tous les bateaux qui arrivent ou quittent l'Iran. Il affirme avoir ordonné l'interception de navires ayant payé un droit de passage à l'Iran et annonce des opérations pour détruire des mines maritimes. Les modalités concrètes de ce blocus restent cependant incertaines. Le détroit d’Ormuz constitue un passage clé du commerce pétrolier, toute perturbation dans cette zone stratégique se répercute rapidement sur les prix de l'énergie et, à terme, sur le pouvoir d'achat. Entretien avec Jehan-Christophe Charles, ancien officier dans la Marine nationale française et chercheur associé à la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES).
À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'heure de début du blocus américain des ports iraniens est passée
Duration:00:06:52
Global Sumud Flotilla: «Nous voulons attirer l'attention du monde pour protéger les civils à Gaza»
4/12/2026
L’initiative Global Sumud Flotilla a levé l’ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l’enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI.
RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis.
Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes.
Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ?
Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent.
Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ?
Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant.
Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ?
Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée.
C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ?
Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza.
Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ?
Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie.
Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ?
Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour.
Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ?
Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en...
Duration:00:07:07
Francis Rocard: «La prochaine étape sera Artemis 3 et 4 avec l'atterrissage des astronautes en 2028»
4/11/2026
Retour sur Terre hier soir sains et saufs de la lune, des 4 astronautes d'Artemis 2, la mission de la NASA. Quelles sont les enseignements à tirer de cette mission et les prochaines étapes ? Pour en parler l'astrophysicien Francis Rocard, responsable du programme d’exploration du système solaire à l’Agence spatiale française (CNES), auteur de « Dernières nouvelles de Mars, la mission du siècle », paru chez Flammarion est ce samedi 11 avril, l'invité international de la mi-journée de RFI.
À lire aussiArtémis II: les astronautes ont amerri dans le Pacifique
Duration:00:06:48