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La marche du monde

RFI

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les...

Location:

Paris, France

Networks:

RFI

Description:

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

Language:

French


Episodes
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Que pensent les Russes de la guerre?

4/25/2026
Comment savoir ce que vivent et ce que pensent les Russes en temps de guerre quand s’informer est chaque jour plus compliqué et dangereux. Compliqué parce que la guerre a percuté et disloqué les réseaux habituels d’information des chercheurs et des journalistes spécialistes de la Russie, dangereux parce que celles et ceux qui sont nos sources d’information sont accusés par Moscou d’être des agents de l’étranger et sont réprimés. Néanmoins, d’autres façons de collecter les faits se sont peu à peu organisées et chercheurs et journalistes unissent leurs efforts pour continuer à travailler afin de savoir ce que pensent les Russes dans la diversité de leurs régions… au-delà de l’image d’une nation entièrement unie autour de son chef de guerre, Vladimir Poutine. Mais que nous racontent ces récits du quotidien, loin de la normalité affichée à Moscou ? « J'ai vu aujourd'hui, dans la Deutsche Welle, une interview d’Oleg Orlov de Mémorial qui dit en substance, vous serez peut-être étonné de voir combien de gens vont dire qu'ils ne soutenaient pas le régime de Poutine lorsque Poutine ne sera plus là. J'ai plutôt tendance à être d accord avec cette affirmation. Je pense effectivement que la majorité des Russes ne soutient pas le régime, mais comme on dit en russe, il y a des nuances. Mais je voudrais dire que, y compris chez les pro-guerre, cette petite minorité des pro-guerre, on observe des changements aujourd'hui. On voit des choses écrites qui ressemblent à « mais attendez, c'est pas ça qu'on voulait ». On ne voulait pas qu'on nous caviarde les livres, on ne voulait pas la censure, on ne voulait pas non plus qu'on enlève tous les Ikea. Alors évidemment, ça peut provoquer une sorte de rire, de moquerie, mais on voit cette fracture aussi. » Témoignage de Marina Prokovna, journaliste russe (Nom modifié). Que pense la population d’un pays continent de plus de 17 millions de km2, la Russie, organisé en une fédération de 89 entités qui totalisent plus de 143 millions d’habitants qui s’expriment en de multiples langues… Une géographie humaine et inspirante pour notre sociologue invitée Françoise Daucé, directrice d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centre-asiatiques autrement dit le CERCEC, qu’elle a dirigé de 2015 à 2023, Elsa Vidal, longtemps rédactrice en chef pour la langue russe à RFI et aujourd’hui chroniqueuse internationale dans le journal de 20h de BFM, télévision française, le journaliste et militant russe Serguei Parkhomenko, à l’initiative du réseau Redkollegia, qui est un réseau né il y a bientôt dix ans… donc bien avant l’agression russe du 24 février 2022 en Ukraine et Alain Blum, démographe et historien spécialiste des déplacements forcés et du goulag, représentant de Mémorial France. ► À lire : - Que pensent les Russes ? Par Elsa Vidal, éditions Gallimard - Genèse d’un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des mines, dirigé par Françoise Daucé avec B. Loveluck et F. Musiani - Déportés pour l'éternité (éditions de l'EHESS) : Alain Blum et Emilia Koustova, lauréats du Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois. ► À découvrir : Le site internet de Mémorial France.

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Dakar 66, un printemps musical

4/18/2026
Retour à Dakar sur le Festival mondial des Arts nègres de 1966… un évènement initié par Alioune Diop, et porté par le président poète Léopold Sédar Senghor où la musique a joué un rôle central. L’espace d’un printemps, Dakar s’est transformé en une immense scène ouverte, expression de la créativité des artistes noirs, mais aussi affirmation d’une société nouvelle au diapason des indépendances africaines. Avec la participation de : - Magueye Kassé, professeur émérite - Jann Passler, professeur émérite de l’Université de San Diego en Californie - Saliou M'Baye, président du comité scientifique du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres: mémoire et actualités » - Ibrahima Wane, professeur titulaire de littérature et civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar - David Murphy, professeur des études postcoloniales à l'Université de Stirling en Ecosse - Roland Colin, ancien directeur de cabinet de Mamadou Dia, président du conseil sous la présidence de Senghor. Un épisode documentaire de La Marche du monde, au son des archives de RFI et de la RTS que je remercie vivement, réalisé avec le soutien de la section sénégalaise de la communauté africaine de culture, organisatrice du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres : mémoire et actualités » en 2016. Merci à Marie-Aïda Diop et à toute l’équipe.

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Les mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial

4/11/2026
Une enquête de Florence Morice en RDC auprès des dernières mamans d’enfants métis, privées de leurs bébés par les lois racistes de l’État colonial. Quel récit font-elles de leur maternité ? Que racontent leurs enfants lorsqu’elles ont pu les retrouver ? À travers l’histoire de Victorine et Elizabeth, nous découvrons les témoignages inédits d’une mère et de sa fille, éclairés par le travail de l’anthropologue Kristien Geenen sur les archives belges. Le 2 décembre 2024, l’État belge a été condamné par la Cour d’appel de Bruxelles pour crime contre l’humanité. C’est une décision qui brise un silence de plusieurs décennies, un silence enfin rompu par des enfants métis en quête de justice pour eux-mêmes et pour leurs mères congolaises en RDC. En cause : l’enlèvement, pendant la colonisation du Congo par la Belgique, d’enfants métis arrachés à leurs mères au nom d’une politique raciale assumée. Humiliées, privées de leurs enfants, effacées des récits comme des réparations, elles sont les grandes oubliées de l’histoire coloniale. Et sont les dernières à pouvoir encore parler. Au crépuscule de leur vie, elles ont accepté de se confier et de dire comment elles ont vécu leur histoire, alors qu’elles étaient de toutes jeunes filles. Que reste-t-il de ces maternités brisées ? En collaboration avec l’African Futures Lab, une organisation de recherche et de plaidoyer pour la justice raciale, Florence Morice s’est rendue en République démocratique du Congo à la recherche de ces femmes… elle a choisi de retracer les destins de Victorine et Elisabeth, une mère et sa fille, et avec elles, une histoire longtemps enfouie refait surface. Pour aller plus loin : Fixer des parcours, négocier des décisions : l’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960), Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique, 2025. Disponible en ligne : https://oap.unige.ch/journals/rhca/article/view/2346 Métisses. Cinq femmes contre un crime d'État Un film de Quentin Noirfalisse & Jean-Charles Mbotti Malolo. Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=vNRoEScnVCM L'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre 2024. https://www.unia.be/files/2024_12_02-Cour-Bruxelles.pdf

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Comment restituer l’Histoire de Madagascar ?

4/4/2026
Au fil du récit de vie de Michèle Rakotoson née en 1948 à Madagascar, un an après les massacres de 1947 qui ont bouleversé les destins de son père et de son oncle, nous revenons sur l’histoire longue de la colonisation depuis la conquête de la Grand Isle par l’armée de l’Empire français à partir de 1894 jusqu’à la révolte étudiante de 1972, dont la mémoire fait écho à la révolution Gen Z de 2025. Comment restituer l’histoire de Madagascar méconnue de ses propres enfants ? C’est la question partagée par tous nos invités. La romancière Michèle Rakotoson, distinguée à la fois par son pays, Madagascar, en tant que commandeur des Arts et des Lettres en 2012, l’année où l’Académie française lui remet la Grande médaille de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre, ainsi qu'à l’historien Samuel Sanchez autour de ses recherches sur les archives françaises et malgaches et l’auteur Johary Ravaloson autour du mot « Mahaléo » qui évoque la liberté. Les livres de Michèle Rakotoson : Ambatomanga, le silence et la douleurLalanaTovonay, l’enfant du Sud, À lire également : Madagascar, une approche par les documents Faranirina Rajaonah80 mots de MadagascarMahaleo Découvrez sur YouTube le clip de Mahaleo pour l’inauguration de la fontaine du village d'Itremo en 2002. Nous avons le plaisir de vous présenter la collection documentaire de La marche du monde, Africaines Queens, abonnez-vous à notre podcast !

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Penser en toute indépendance avec Sophie Bessis, historienne de la Tunisie

3/28/2026
Historienne, politologue, féministe et journaliste, Sophie Bessis a le don de savoir naviguer entre les deux rives de la méditerranée. Elle nous fait l’amitié de nous recevoir chez elle à Paris, histoire de croiser certains épisodes de sa vie personnelle avec l’Histoire de la jeune nation tunisienne qui célèbre cette année ses 70 ans d’indépendance. Au son de nos archives et des lectures de trois de ses livres, Les Valeureuses, consacré à cinq figures féminines de la liberté dans l’Histoire tunisienne, Bourguiba, biographie du père de la Tunisie moderne et Je vous écris d’une autre rive, lettre à la philosophe Hanna Arendt, Sophie Bessis nous invite à penser avec elle l’histoire singulière de son pays, en sa qualité d’intellectuelle indépendante et exigeante, sachant conjuguer l’art du récit avec sensibilité et pédagogie. Trois livres de Sophie Bessis Les Valeureuses, cinq Tunisiennes dans l’Histoire,Bourguiba,Je vous écris d’une autre rive, lettre à Hannah Arendt,

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La guerre de la France au Cameroun

3/21/2026
Une guerre longtemps cachée, mais une guerre aujourd’hui reconnue par le président Emmanuel Macron, suite aux préconisations du rapport de la commission d’historiens camerounais et français, remis début 2025 aux présidents respectifs de la France et du Cameroun. Un rapport de plus de 1 000 pages réunissant quatorze historiennes et historiens, français et camerounais, un travail minutieux de recueil de témoignages et d’analyse d’archives parfois inédites, afin de préciser les responsabilités de chacun, avant et après l’indépendance du Cameroun. Le 1 janvier 1960, le Cameroun fête son indépendance sur fond de guerre civile, mais que s’est-il passé dans ces années 60 ? Qu’est-ce que la commission de 14 historiens camerounais et français a montré dans son rapport remis aux présidents Biya et Macron. Pourquoi la guerre se poursuit-elle contre les mouvements nationalistes et les opposants sous la Présidence de Amadou Ahidjo ? Grâce à la déclassification d’archives militaires et aux nombreux témoignages recueillis par la commission sur le terrain, cette histoire oubliée peut continuer de s’écrire et de se préciser, bien que la question du nombre exact de morts reste sans réponse, car il appartient aux autorités camerounaises de s’en saisir ou pas. Merci à l’historienne Karine Ramondy ainsi qu’à Jean Koufan et Marie Ngo Ndjock, deux collègues camerounais qui ont participé à la rédaction du rapport du volet « Recherche » de la Commission franco-camerounaise sur le rôle de la France au Cameroun entre 1945 et 1971. Le rapport sur le rôle de la France dans la guerre au Cameroun est à retrouver ici. À lire également Leaders assassinés en Afrique centrale 1958-1961 de Karine Ramondy. Un grand merci au magazine L’Histoire dont le numéro de décembre 2025 consacre un article à La guerre oubliée au Cameroun signé Karine Ramondy. Retrouvez-nous sur notre page FB pour en savoir plus et gagner un magazine ! La marche du monde vous propose également sa collection de podcast Africaines Queens, l’histoire de l’Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes. Pour aller plus loin : Leaders assassinés, de Lumumba à Um Nyobe - Spéciale indépendance RDCCameroun : la guerre secrète

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L’Esma, centre des crimes contre l’humanité de la dictature argentine

3/14/2026
Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l’Esma, centre de détention emblématique de la terreur d’état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l’Argentine. Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité, des crimes aujourd’hui considérés « légitimes » par l’actuel président d’extrême droite. Mais quel a été le rôle de l’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires ? L’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l’«inimaginable », nous revenons sur l’archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l’humanité. Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L’atrocité des crimes s’est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu’à l’étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l’entendre aux sons de nos archives sonores. Si l’Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d’État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l’ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d’anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels. Avec nos invitées : - Marina Franco, membre fondatrice du Centre d’Histoire du temps présent de l’École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio) - Martine Sin Blima, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l’humanité - Monica Swaig, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone). Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI. À lire : Crimes contre l’humanité à l’Esma. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) Dirigé par Marina Franco et Claudia Feld, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique). « Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l’autoritarisme niant le droit à l’existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ». Note des éditions Anamosa. À découvrir notre nouveau podcast Africaines Queens, l’histoire racontée par les femmes elles-mêmes !

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À l’école des femmes afghanes

3/7/2026
« Mon espoir est que les portes de l’éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s’adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l’est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l’école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l’éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l’Unicef, plus de 2.2 millions d’Afghanes sont exclues des salles de classe. Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d’accès à l’éducation ? Et quelle mémoire gardent de l’école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s’est développée l’éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d’éducation dans leur pays. À l’école des femmes afghanes, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l’histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes. À l’école des femmes afghanes Un siècle après l’ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l’éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu’il accède au pouvoir, l’une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d’étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d’Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l’époque d’Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d’infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l’opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l’Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l’insurrection dite « saqawie ». L’un des principaux arguments avancés contre les réformes d’Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu’il envoyait des jeunes filles afghanes à l’étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l’étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d’Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l’étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l’éducation des garçons. Dans une déclaration d’Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d’Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l’espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l’éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l’initiative de la reine Soraya, l’éducation des filles était une...

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Africa Twist, dans l’œil du photographe Malick Sidibé

2/28/2026
Photographié par Malick Sidibé, un couple gesticule joyeusement dans un club à Bamako. Nous sommes dans les années 60 et pour la première fois, la jeunesse bamakoise s’émancipe des codes traditionnels. Mais, elle n’est pas la seule. À Dakar, Ouagadougou ou Abidjan, les transistors diffusent les chansons des idoles des jeunes, de Johnny Halliday à Boubacar Traoré en passant par Aretha Franklin. Urbaine et scolarisée, la génération yéyé danse pour s’émanciper ! 10 ans après la disparition de « l’œil de Bamako », Reporters sans Frontières lui consacre un album. 100% des bénéfices de cet album « Malick Sidibé » financeront les actions de RSF de manière concrète. Chaque album vendu permet à RSF de défendre la liberté de la presse partout dans le monde. Avec : André Magnien, commissaire de l’exposition Malick Sidibé, Une jeunesse moderne ; Ophélie Rillon, historienne spécialiste des luttes sociales et politiques au Mali ; le témoignage de Soro Solo, adolescent à Abidjan dans les années 60, ancien producteur de l’Afrique en Solo sur France Inter. Et la voix du photographe Malick Sidibé (archives RFI/INA). - S’informer sur la liberté de la presse avec RSF - Découvrir les expos Malick Sidibé - À Paris, Malick Sidibé, Une jeunesse moderne - À New-York, Idées d’Afrique - Malick Sidibé, 1936-2016

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Les archives sonores inédites de Claude Lanzmann, réalisateur du film Shoah

2/21/2026
L’exposition « Shoah » de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits propose de découvrir les archives sonores de la préparation du film monument « Shoah », une œuvre devenue une référence dans sa représentation du génocide perpétré par les nazis contre six millions de juifs. Pendant les nombreuses années de préparation qui ont précédé le tournage, Claude Lanzmann et ses assistantes Corinna Coulmas et Irena Steinfeldt-Levy ont effectué des recherches dans différents pays et mené d’innombrables entretiens préalables, enregistrés sur bande magnétique. Cette collection Lanzmann est conservée au Musée juif de Berlin grâce au don de l’Association Claude et Félix Lanzmann. Ce fonds constitué de 220 heures d’enregistrements audio en huit langues, est inscrit au registre de la « Mémoire du monde » de l’Unesco, tout comme le film « Shoah ». Comment Claude Lanzmann a-t-il procédé pour préparer ce film dont il a l’intuition qu’il sera très long ? Qui sont les témoins qu’il va souhaiter rencontrer et de quelle façon va-t-il les interviewer ? Quelle est son écoute des victimes juives ? Comment fait-il face aux criminels nazis ? Et pourquoi attendra-t-il si longtemps avant de se rendre en Pologne ? Enfin, à quel moment Claude Lanzmann a-t-il compris que le sujet de son film était l’extermination ? Avec Tamar Lewinsky, historienne et conceptrice de l’exposition Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits du Musée Juif de Berlin ; Sophie Nagiscarde, responsable des activités culturelles du Mémorial de la Shoah à Paris ; Ania Szczepanska, universitaire à Paris 1 Panthéon Sorbonne et réalisatrice de documentaires. Et avec la participation de Dominique Lanzmann. - À voir l’exposition « Shoah » de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits au Mémorial de la Shoah à Paris. - À voir l’exposition Claude Lanzmann Les enregistrements au Musée juif de Berlin.

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Camara Laye, l’enfant rebelle d’une utopie panafricaine

2/14/2026
Nous sommes en 1955 et pour la première fois, la radio de la France d’Outre-mer diffuse une œuvre africaine. Il s’agit de l’adaptation du premier roman de Camara Laye « L’enfant noir ». L’auteur guinéen fait la Une de la presse à la sortie de son premier roman en 1953. Et c’est bien « L’enfant noir » que la radiodiffusion d’Outre-mer choisit pour « sa première production authentiquement africaine », comme l’annonce alors son directeur Pierre Schaeffer. Mais pour quelles raisons les médias de l’empire français jettent leur dévolu sur Camara Laye ou encore sur Fodéba Keïta et ses ballets africains qui signent la bande originale de « L’Enfant noir » version radiophonique. Dans quel état d’esprit évoluent ces artistes et auteurs guinéens dans les années 50, années d’expressions nationalistes où un certain Sékou Touré donne de la voix comme bien d’autres militants indépendantistes ? Comment Camara Laye embrasse les idéaux de la révolution guinéenne ? Pourquoi décide-t-il de fuir pour Dakar en 1966 ? Et surtout, de quelle façon Camara Laye va-t-il s’engager dans l’opération Mar Verde, dont le but était de faire tomber le régime de Sékou Touré ? Un épisode documentaire de LMDM inspiré par l’enquête passionnante de notre invitée Elara Bertho dans les archives publiques et privées guinéennes. Les livres d'Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS. Coupures de journaux - Camara Laye - Fodéba Keïta.

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Global Lumumba

2/7/2026
Adulé par beaucoup, conspué par certains, le premier Premier ministre de la République du Congo Patrice Lumumba est devenu une référence internationale. La Revue d’Histoire Contemporaine de l’Afrique a consacré son 5ème numéro à Patrice Emery Lumumba afin de comprendre les mécanismes de construction d’une figure politique africaine mondialement connue, notamment en raison de son assassinat, commémoré de Paris à Kinshasa en passant par Pékin ou Accra. (Rediffusion) « Lumumba est un phénomène », écrivent nos deux invitées historiennes Élisabeth Dikizeko et Karine Ramondy, un phénomène global, imprimé dans les mémoires politiques, populaires et culturelles, transmises à ses héritiers, lumumbistes, artistes et militants, dans le monde entier. Les enfants de Patrice Lumumba, dont son fils cadet Roland disparu le 28 janvier 2026, très actif dans les démarches judiciaires visant à faire la lumière sur l’assassinat de son père en 1961, attendent le verdict du procès qui s’est ouvert à Bruxelles. Après des années d’enquête, le parquet fédéral a requis l’ouverture d’un procès pour « détention ou transfert illicite d’un prisonnier de guerre », « privation du droit à un procès équitable » et « traitements inhumains et dégradants. » En Belgique, un seul homme peut encore répondre d'une éventuelle responsabilité pénale, il s’agit de l'homme d'affaires et ancien diplomate Étienne Davignon, 93 ans. À lire : Revue d'histoire contemporaine de l'Afrique : Global Lumumba. Retours sur la construction d'une icône internationale La vidéo de La Marche du monde «Global Lumumba» est disponible sur la chaîne YouTube de RFI.

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Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 2)

1/31/2026
Radio Totchka, c’était la voix du pouvoir, dont la présence sonore s’imposait aux Bulgares dans leur espace privé, mais aussi dans leur espace public, puisque les programmes étaient diffusés dans la rue par des haut-parleurs, mais aussi à la mairie, à la poste, ou encore à l’usine ! Une radio dont la mémoire sonore réactive à la fois les bons et les mauvais souvenirs d’un monde communiste aujourd’hui disparu. Dans le premier épisode, nous avions suivi les tribulations de l’ethnologue Olivier Givre et du créateur sonore Raphaël Cordray à la recherche de Radio Totchka, petit haut-parleur en plastique importé d’URSS et placé dans les murs des habitations, dont les Bulgares ne pouvaient pas changer la station ! Entre information, musique et propagande, les programmes de Radio Totchka ont marqué plusieurs générations de Bulgares jusqu’à la fin des années 80, la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’Union soviétique et la fin du régime communiste dans leur pays devenu la Bulgarie, aujourd’hui intégrée à l’Europe et à la zone euro. Dans ce second épisode, nous retrouvons l’ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray en Bulgarie à la recherche des anciens animateurs de Radio Totchka, dans l’espoir de retrouver des archives radiophoniques non conservées par l’État. Comment étaient fabriqués les programmes de Radio Totchka, depuis les années 40 jusqu’au fameux « changement » du 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du bloc communiste… Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007. Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses. Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création. Membre de l’Institut Universitaire de France Anthropologie à Lyon2 Nouvelles Écritures de l’Anthropologie Dernière publication : Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025 Écoutez LMDM, le premier volet de LMDM avec Olivier Givre. Vous pouvez écouter en intégralité les trois derniers épisodes de la série ici : - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 4 : Entre technique et idéologie - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 5 : Les voix de radiotočka - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 6 : Voyage au bout d’une mémoire sonore.

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Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 1)

1/24/2026
Radio Totchka ! J’imagine que tout comme moi, vous n’en avez jamais entendu parler… et pourtant, ce petit poste de radio a accompagné la vie quotidienne de millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont grandi dans ce que l’on appelait à l’époque le bloc de l’Est. Que ce soit en Union Soviétique ou dans les pays communistes comme la Bulgarie située en Europe du sud-est, dans les Balkans. À partir de 1947, la Bulgarie s’est massivement équipée en matériel de diffusion radiophonique, sous l’influence de l’Union Soviétique, c’est ainsi qu’apparait radiotočka, ce qui signifie littéralement point radio. Une radio que l’on ne pouvait pas éteindre et dont on ne pouvait pas changer la station. Radio Totchka était présente dans toutes les cuisines des habitations bulgares, ainsi que dans l’espace public, pour diffuser des émissions nationales et des programmes locaux, entre information et propagande. Dans ce premier épisode, nous partons en Bulgarie à la recherche de Radio Totchka avec pour guide l’ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray. Que reste-t-il de radiotočka ? Quelle était sa portée auprès des gens ? De quoi est faite la mémoire sonore du communisme en Bulgarie ? La Bulgarie a été occupée par l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1944 à 1947, et devient République Populaire de Bulgarie dès 1946 avec une nouvelle constitution ratifiée fin 1947, calquée sur la constitution soviétique de 1936. Parti communiste unique et répression des opposants dominent la vie politique de la République Populaire de Bulgarie jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989 suivi de l’effondrement de l’URSS en 1991… c’est alors que le pays change de nom et devient la Bulgarie, membre de l’Union européenne depuis 2007 et de la zone euro depuis 2026 ! Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007. Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses. Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création. Membre de l’Institut Universitaire de France Anthropologie à Lyon2 Nouvelles Écritures de l’Anthropologie Dernière publication : Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025 Vous pouvez écouter en intégralité les trois premiers épisodes de la série ici : À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 1 : Comment ça, tu ne connais pas radiotočka ? À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 2 : Radiotočka habitait dans ma cuisine À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 3 : Les fantômes de radiotočka.

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En mer face aux migrants

1/17/2026
Emmanuel Pelletier dit « Manu » est sauveteur en mer au CROSS, Centre Régional Opérationnel de Surveillance et Sauvetage de Dunkerque, ville portuaire du nord de la France, d’où l’on peut deviner les côtes anglaises par temps clair. Manu est assis face caméra dans la cabine exiguë du Jean-Bart 2, nom de baptême du bateau dans lequel il a accepté de parler de son expérience en mer face aux migrants. Sa voix est l’une des voix du documentaire « One by One », réalisé par Camille Guigueno où la parole est donnée à celles et ceux qui ont décidé de s’engager bénévolement dans la plus belle et la plus tragique des aventures : le sauvetage des vies humaines. Dans le port de plaisance de Dunkerque, le Jean Bart II, nom de baptême du canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), se tient prêt à appareiller à toute heure du jour ou de la nuit. Ses membres d’équipage sont des bénévoles, ils portent assistance aux personnes en difficulté en mer, généralement des marins ou des plaisanciers. Mais depuis les accords du Touquet, signés le 4 février 2003 entre la France et le Royaume-Uni (ensemble de traités bilatéraux qui ont pour objectif de renforcer la gestion conjointe des frontières et le contrôle de l'immigration illégale) de plus en plus de femmes, d’hommes et d’enfants s’embarquent sur des bateaux de fortune pour tenter de franchir le détroit du Pas-de-Calais vers l’Angleterre et le nombre de naufragés exilés augmente. En mer face aux migrants, comment procèdent les sauveteurs bénévoles ? Depuis combien d’années ? À quoi et à qui font-ils face ? Est-ce leur rôle ? Et quels sentiments les traversent alors qu’ils sont les seuls à intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais ? Ce sont les questions auxquelles le film « One by one » tente de répondre, avec sobriété et humanité… en filmant au plus près les visages des sauveteurs. Un premier documentaire prometteur, une expérience de réalisation émotionnellement éprouvante pour ses protagonistes et ses auteurs, Camille et Vincent Guigueno. C’est aussi une histoire de transmission par le cinéma entre un père et son enfant devenu adulte… comme un rituel de passage dont on sort forcément transformé. Aux sons des témoignages de leur film, Camille et Vincent nous racontent comment ils ont pu gagner la confiance et partager le quotidien de ces sauveteurs bénévoles qui risquent leur vie tous les jours pour sauver celle des autres. Un récit bouleversant et profondément humain en avant-première sur RFI ! À vos agendas pour les prochaines projections du film One by one - le 4 février à Saint-Malo en partenariat avec le Musée Maritime - le 18 février à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l’homme - Une tournée en région Hauts-de-France en avril en partenariat avec les stations SNSM - Une prochaine diffusion du film à la télévision sur France 3 Hauts-de-France et en ligne sur france.tv en 2026. Pour connaitre toutes les prochaines projections et diffusions, suivez les réseaux du film : Instagram One by one et Facebook. Pour suivre et soutenir la station de Dunkerque sur Facebook.Le site national du sauvetage en mer. Pour aller plus loin avec Vincent Guigueno : L'émission La marche du monde sur RFI « Les maîtres de phare ». Vincent Guigueno est membre de la section Histoire, Lettres et Arts de l’Académie de marine, ingénieur civil des Ponts et Chaussées, conservateur en chef du Patrimoine, conseiller Culture et Patrimoine maritimes – Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, ancien directeur adjoint de la Recherche et de l’Enseignement – musée du Quai Branly, ancien chef du service « Conservation » – musée national de la Marine, lauréat – Médaille 2012, lauréat – Prix Navigation et Sciences associées de l’océan – André Giret.

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Nations unies, autopsie d’une utopie

1/10/2026
« L’usage de la force est permis. Mais cet usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. » Ainsi s’exprimait Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français sur France 2 le 4 janvier 2026. 80 ans après la première assemblée générale de l’ONU, les États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, pratiquent l’ingérence et l’agression envers un autre État, le Venezuela, au mépris des valeurs fondamentales des Nations unies dont la première assemblée générale se déroulait le 10 janvier 1946. Au son de nos archives, je vous propose de revivre cet évènement fondateur pour la sécurité internationale et le maintien de la paix, afin de revenir à la source d’une utopie dont les États précurseurs se sont fait les fossoyeurs. « L'intervention américaine a sapé un principe fondamental du droit international », déclarait le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme le mardi 6 janvier, plus de 48h après l’intervention américaine au Venezuela ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait pour sa part qualifié les faits de « dangereux précédent ». Avec la participation de l’historienne spécialiste de l’ONU Chloé Maurel et l’écrivain et ancien officier Guillaume Ancel. Les livres de Chloé Maurel : - Les Grands Discours à l’ONU, Paris, éditions du Croquant, 2024, préface de Pascal Ory de l’Académie française, postface de Jean Ziegler. - Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants, Paris, éditions du Croquant, 2017, 175 p. - Histoire des idées des Nations unies. L’ONU en 20 notions, Paris, L’Harmattan, 2015, 340 p. La page de Chloé Maurel sur le site de l'Ecole Normale Supérieure Chloé Maurel dans La marche du monde sur les grands discours de l’Unesco Les livres de Guillaume Ancel préfacés par l’historien Stéphane Audouin-Rouzeau : - Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette, aux éditions Flammarion. - Un casque bleu chez les Khmers rouges, Rwanda, la fin du silence, Vent glacial sur Sarajevo aux éditions Les Belles Lettres. Le blog de Guillaume Ancel ⇒ Blog Pour ne pas subir Pour aller plus loin avec Guillaume Ancel : À lire aussi« Si tu veux la paix, prépare la guerre » À lire aussiGuillaume Ancel, rompre le silence À lire aussiGuillaume Ancel, écrire pour ne pas subir

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La révélation de Yewhe Yeton, collectionneur de sons

1/3/2026
Musicien de père en fils, rappeur et producteur, Yewhe Yeton a le gout de l’archive. Passionné par l’histoire musicale du Bénin dont il collectionne les rythmes hérités de la tradition, il nous révèle le sens caché des chants du Dahomey enregistrés en 1931 lors de l’exposition coloniale. (Rediffusion) Nous sommes à Abomey Calavi, à la périphérie de Cotonou, capitale économique du Bénin. Fils de chanteur, petit-fils de chanteur, chanteur lui-même, Yewhe est venu interroger son héritage familial. Son père lui raconte en langue gun-gbé comment son grand-père a séduit sa grand-mère en évinçant tous ses prétendants : « Il était le chanteur vedette du groupe musical du village ! » Évoquant sa personnalité éloquente et militante, le père et le fils discutent du sens des paroles des chansons au fur et à mesure que je les enregistre. Témoignage de la culture religieuse vodoun, mais aussi critique sociale du pouvoir des puissants. Son goût de l’archive, il nous révèle à l’instar des chants dahoméens découverts par Cécile Van Den Avenne, enregistrés lors de l’exposition coloniale de Paris en 1931. Qui sont les chanteurs enregistrés, que chantent-ils et d’où viennent les rythmes joués ? Autant de révélations remises en circulation par Yewhe Yeton dans ses boucles musicales où un tirailleur dahoméen nommé Hounsou fait face aux blancs qui ne le comprennent pas, en leur chantant : « Mède Mi Wá. Nous ne sommes pas des prisonniers, nous aussi sommes des hommes ». À écouter aussiFinaliste Prix Découvertes RFI 2025 : le rappeur béninois Yewhe Yeton ► Un documentaire de Valérie Nivelon avec l’artiste Yewhe Yeton et la chercheuse Cécile Van Den Avenne. Cécile Van Den Avenne, directrice d'études de l'EHESS. Institut des mondes africains - IMAF, Campus EHESS Marseille, CeRCLEs - Centre de recherche sur les circulations, les liens et les échanges. Chaire : Pratiques langagières. Afrique-Europe (XIXe-XXIe siècle) ► Découvrir sa page de recherche Finaliste du prix Découverte RFI 2025, Yewhe Yeton nous présente son album Loko : Un album entre mémoire collective et vibrations intimes Loko est une cartographie sonore et intellectuelle, un espace où se croisent les aspirations d’un artiste et les résonances d’un peuple. Yewhe Yeton y explore le passé pour mieux s’inscrire dans l’avenir. Il y affirme avec force une identité plurielle, hybride et insoumise. En mêlant technicité, engagement et profondeur esthétique, il signe une œuvre inaugurale d’une densité interpellante, qui pose les bases d’un parcours musical prometteur. Quels sont les atouts qui font de cet album une œuvre évocatrice et pérenne ? L’orchestration musicale comme matrice identitaire Dès les premières mesures de Loko, Yewhe Yeton annonce la couleur : un projet hybride, à la croisée des esthétiques, où les polyphonies africaines se déploient avec une subtile virtuosité et tissent un canevas sonore à la fois ancestral et résolument moderne. Il fait de la fusion musicale une déclaration d’intention : rythmes traditionnels, hip-hop et éclats de rock s’entrelacent dans une alchimie ténue, entraînante, donnant naissance à une imagerie afro-métissée, expressive et méticuleuse. Entre polyphonie et polyrythmies, ce patchwork esthétique se veut être la résultante fusionnelle des chœurs africains dans leur déploiement de masse qui se fait continuité de l’état d’esprit culturel de la consolidation par le lien collectif. En cela, chaque chanson se construit comme une mosaïque, une superposition minutieuse de textures sonores qui illustrent la complexité des héritages culturels que l’artiste porte et réinterprète. Le message comme mission d’émancipation Au-delà de la performance musicale, Loko est un manifeste. Les dix titres de l’album résonnent comme un appel à l’autodétermination, une profession de foi inscrite dans le respect des valeurs communautaires ancestrales. Yewhe Yeton inscrit son art dans une tradition orale de transmission de valeurs, à se réapproprier et à réinvestir. Afin de...

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Black Metropolis, une autre histoire de Chicago

12/27/2025
«En Amérique, nous sommes là depuis 3 siècles, rejetés dans le ghetto, mais nous sommes Américains !» revendiquait l'écrivain Richard Wright. Être des Américaines et des Américains comme les autres, est une aspiration partagée par toutes celles et ceux qui ont répondu à l’enquête historique menée par les deux sociologues africains américains St. Clair Drake et Horace R. Cayton dans les quartiers de Black Metropolis, au cœur du ghetto de la ville de Chicago. (Rediffusion) Une enquête devenue un classique de la socio-anthropologie urbaine, publiée aux États-Unis en 1945 et enfin disponible en français. Mais que raconte Black Metropolis de la réalité quotidienne des migrants noirs arrivés dans ce bastion industriel du nord ? Comment sont-ils venus alors qu’ils fuyaient le racisme officiel des États du sud ? Comment ont-ils survécu et lutté pour leurs droits dans le ghetto urbain de Chicago ? Et comment ont-ils organisé leur vie sociale et culturelle au rythme du blues de Chicago, genre musical qu’ils ont inventé ? Autant de questions à évoquer avec nos invitées Anne Raulin et Danièle Joly, directrices de la traduction en français de Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945. À lire : Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945, aux éditions de la MSH dans la collection Amérique(s). Une traduction dirigée par Anne Raulin, professeure émérite en Anthropologie à l’Université Paris Nanterre et spécialiste des minorités urbaines et des dynamiques mémorielles et Danièle Joly, sociologue, professeure émérite à l’Université de Warwick et spécialiste des questions d’intégration, de discrimination et d’asile en Europe. Playlist : Duke Ellington,CaravanMahalia Jackson,Precious Lord take my handJelly Roll Morton, Winin’boy blues Robert Johnson,Sweet home Chicago. Pour aller plus loin : À écouter aussi«Chicago - Juillet 1919, les premières émeutes raciales» Black Lives Matter, l’affaire Emmett Till

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Cap Vert, la culture de l’indépendance

12/20/2025
50 ans après l’indépendance du Cap Vert, La Marche du monde est en reportage dans la ville de Praia, à la recherche de celles et ceux qui ont participé à la construction de ce petit pays chanté par Cesaria Evora, ambassadrice aux pieds nus d’un archipel situé au large du Sénégal. Un archipel du Cap Vert devenu une référence démocratique pour le continent africain. (Rediffusion) Au fil des rencontres, nous interrogeons cette culture de l’indépendance, arrachée par les armes en Guinée-Bissau par le héros national Amilcar Cabral et ses guérilléros. Cabral, co-fondateur du PAIGC, le parti africain pour l’indépendance, Cabral assassiné en 1973 avant d’avoir pu traduire par les actes sa vision d’un peuple libéré du joug colonial portugais. Cabral l'agronome, défenseur d'un système éducatif capverdien et d'une agriculture adaptée à la géographie et au climat de sa terre. Des idées relayées par son fidèle commandante Pedro Pires afin d’accompagner la transition pacifique de la lutte armée jusqu'à la République du Cap Vert. Mais, 50 ans après l’indépendance, le développement du Cap Vert est conditionné par le défi environnemental imposé par le réchauffement climatique, un enjeu fondamental pour les 500 000 habitants de l'archipel dont les investissements sont largement soutenus par la diaspora. Une île où la jeunesse revendique sa langue cap-verdienne, fière de son identité créole ! Avec : Pedro Pires, ancien président de la République de Cabo Verde entre 2001 et 2011, Premier premier ministre du Cap Vert de 1975 à 1991. Pedro Pires dirige la Fondation Amilcar Cabral ainsi que l'Institut Pedro Pires Instituto Pedro Pires for Leadership - Forming tomorrow's leaders Fundação Amílcar Cabral - Facebook Maria Fatima Fernandes, issue d’une des très nombreuses familles déportées par les Portugais pour le travail forcé, revenue au pays pour participer à son développement, vice-rectrice de l'Université Cabo Verde Amalia Lopez, présidente de l’association pour la défense de la langue cap- verdienne José Arlindo Fernandez, Recteur de l’Université du Cap Vert Arlindo Barreto AUF/Université du Cap Vert Arlindo Fortes, professeur d’Agronomie à l'École d'agronomie et d'environnement de l'UCV Uni24k/Université du Cap Vert Mario Lucio, ancien ministre de la Culture et musicien célèbre, découvrez le titre phare de son album Indépendance. Pour aller plus loin : - l'émission La marche du monde : Amilcar Cabral et Maria Helena, de l'intime au politique - le webdoc RFI : Amilcar Cabral, lettres à Maria Helena - Dans l'intimité d'une icône africaine - l'émission Musiques du monde : Mario Lucio et Cotonete, du Cap-Vert à l'exil aux îles.

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Amilcar Cabral et Maria Helena, de l’intime au politique

12/13/2025
50 ans après l’indépendance du Cap-Vert, La marche du monde est en reportage dans la ville de Praïa, à la recherche des lettres adressées par Amilcar Cabral, l’icône de la lutte de libération nationale, à Maria Helena Atalaide Vilhena Rodrigues, sa première compagne portugaise. Des lettres conservées avec amour par Iva, leur première fille, jusqu’à ce qu’elle décide de les publier puis de les confier à la Fondation Cabral. (Rediffusion) Une archive précieuse pour comprendre comment Amilcar, jeune Africain brillant venu poursuivre des études à Lisbonne dès 1945 est devenu Cabral, le co-fondateur du PAIGC, le parti Africain de l’Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert. C’est dans le quartier de Terra Branca sur les hauteurs de Praïa que je retrouve Maria Benedita Basto, spécialiste des textes de Cabral. Ensemble nous avons souvent rêvé de venir rendre visite à Iva Cabral afin de comprendre pour quelles raisons elle a souhaité porter à la connaissance du grand public la correspondance de ses parents. « Ces lettres me tiennent à cœur, pas seulement parce que ce sont des lettres de mes parents où ils démontrent les sentiments mutuels, mais principalement parce que ça démontre qui ils étaient », nous confie Iva Cabral en français, « qui étaient ces jeunes gens dans une époque très difficile (N.D.L.R. L’empire coloniale portugais sous la dictature de Salazar). J'ai compris que c'était deux jeunes qui s'aimaient. J'ai vu que c'était des jeunes qui voulaient augmenter leur poids dans la société, voulaient changer quelque chose, oui, c'est ça que Cabral veut dire dès les premières lettres. À partir d'un certain moment, il commence à s'engager et il fait que ma mère s'engage aussi. Je parle de libérer leur patrie, la patrie de mon père qui était le Cap-Vert et la Guinée-Bissau, de finir avec le colonialisme, mais pas seulement dans sa terre, mais aussi dans l'Afrique. » Un documentaire signé Valérie Nivelon. Conseillère scientifique : Maria Benedita Basto Réalisation : Sophie Janin. Tous mes remerciements à Iva Cabral, au président Pedro Pires et à la Fondation Cabral, à Filinto Elisio et Marcia Souto des éditions Rosa de Porcelena et à Maria de Fatima Fernandes de l’Université du Cap-Vert. Pour découvrir les lettres adressées par Amilcar Cabral à Maria Hélèna, et traduites pour la première fois en français, RFI vous propose un long format inédit. ⇒ Le webdocumentaire.

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