
Location:
France
Networks:
RFI
Description:
L'atelier des médias est une émission d'entretiens et de reportages à l’écoute des r/évolutions des médias à l'ère numérique. Elle est présentée par Steven Jambot et réalisée par Simon Decreuze. En podcast chaque samedi ; diffusion radio sur RFI le dimanche à 11h10 TU. Contact : atelier@rfi.fr
Twitter:
@Atelier_medias
Language:
French
Website:
http://atelier.ning.com/
Episodes
Comment défendre l'information face aux plateformes? Retour sur l'Agora des Assises
3/29/2025
Mi-mars 2025, aux Assises internationales du journalisme, Steven Jambot a animé une grande table ronde dont l'intitulé était « Plateformes : comment résister à la manipulation de l’information ? ». L'atelier des médias vous propose d’en écouter quelques extraits portant sur les solutions pour passer à l’action, parmi lesquelles une meilleure régulation, la création d’un réseau social d’intérêt général européen ou encore l'éducation aux médias et à l'information (EMI).
Les échanges ont duré 2h30 à Tours, L’atelier des médias diffuse des extraits choisis, qui font entendre les trois grands témoins de cette Agora : Thibaut Bruttin (secrétaire général de RSF), David Colon (historien et chercheur à Sciences Po Paris) et Sophie Taillé-Polian (députée Génération•s). Mais aussi François-Xavier Lefranc (directeur la publication de Ouest-France), Pablo Aiquel (SNJ-CGT), Leïla de Comarmond (SDJ des Échos), Peter Limbourg (DG de la Deutsche Welle), Damien Leloup (élu CFDT, journaliste au Monde), Sébastien Montaigu (DGMIC du ministère français de la Culture), Chloé Woitier (Le Figaro), Lucile Berland (Fake Off) et Jérôme Morin (SNJ et journaliste au Progrès).
Quelques phrases :
Thibaut Bruttin (RSF) : « Le droit à l'information fiable des citoyens, c'est quelque chose pour lequel on se bat bec et ongles. On l'a fait inscrire dans le droit européen et on continuera jusqu'au bout, parce que c'est ça qui compte et qui permettra de réconcilier les journalistes et les citoyens. »
François-Xavier Lefranc (Ouest-France) : « Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, il faut investir dans le journalisme. (...) Il faut être le plus puissant possible pour être le moins dépendant des grandes plateformes numériques. »
Pablo Aiquel (SNJ-CGT) : « Musk s'est lancé en bataille contre le journalisme. Et nous, il nous faut absolument quitter cette plateforme [X, NDLR] dans laquelle on va être inondé de merde, comme le disait Steve Bannon. On ne parle pas aux citoyens quand on reste dans une plateforme où l'algorithme est totalement biaisé. »
Peter Limbourg (DW) : « Il faut aussi rester là où ça fait mal. Si on quitte les plateformes, on les laisse aux idiots et à ceux qui ont des mauvaises intentions. »
Sophie Taillé-Polian (députée Génération•s) : « On parle beaucoup actuellement de réarmement. On parle beaucoup de changements géopolitiques majeurs – et on a raison d'en parler. Mais une stratégie de défense, ce n'est pas que des canons et des obus. Une stratégie de défense profonde d'une société démocratique, c'est une presse libre, indépendante, plurielle. »
François-Xavier Lefranc (Ouest-France) : « Il faut mener une bataille farouche, féroce et voire cruelle pour le respect du droit. Et pour que les plateformes respectent le droit, il faut leur faire des procès. »
Damien Leloup (CFDT, journaliste au Monde) : « C'est pas des gens ou des plateformes qui sont invulnérables, impossibles à encadrer, impossible à gérer. Quand on établit un rapport de force et qu'on montre concrètement qu'il y aura des conséquences au fait de ne pas respecter la loi dans les pays où elles sont présentes, ces plateformes de manière quasi systématique. »
David Colon (historien) : « Si vous n'avez pas compris qu'aux prochaines élections, on va se prendre d'un côté les manipulations de TikTok et de l'autre X-Twitter et Meta, et que les ingérences vont être massives, c'est à désespérer. »
Peter Limbourg (DW) : « La solution, c'est d'être très dur en matière de régulation. N'ayons pas peur. Si on ne démarre pas le combat, eh bien il est perdu d'avance. »
Sébastien Montaigu (DGMIC) : « Ce qu'on attend et ce qu'on ce qu'on soutient, c'est une Europe forte qui tire les conséquences de ses actions et qui applique les textes. Parce que pour nous, il ya des infractions qui sont manifestes (...). On comprend que les dossiers sont complexes et qu'en face on a des armées de juristes. (...) On souhaite une prise en main des textes ambitieuse, mais il y a un équilibre à trouver pour ne...
Duration:00:33:43
VOA, Radio Free Europe: vers la fin du «soft power» médiatique américain?
3/22/2025
L’administration Trump a entamé le démantèlement des médias publics américains opérant à l’étranger en gelant les budgets de l'agence supervisant Voice of America, Radio Free Europe ou encore Radio Free Asia. Pour comprendre ce que sont ces médias et ce qu’ils représentent, L’atelier des médias reçoit Maud Quessard, directrice de recherche à l’Irsem.
Vendredi 14 mars, Donald Trump a signé un décret classant l’Agence des États-Unis pour les médias publics américains diffusant à l’international (USAGM) parmi les « activités inutiles de la bureaucratie ».
Derrière ce sigle se trouvent des médias ayant pour nom Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Radio Free Asia (RFA), Radio y Televisión Martí (Cuba) encore Middle East Broadcasting Networks (MBN).
Depuis une semaine, les budgets de l'USAGM sont gelés, et les activités de ses médias, souvent menées dans des zones de tension à travers le monde, sont réduites au strict minimum ou purement et simplement arrêtées.
Que représentent les médias supervisés par l’USAGM ? Quel symbole revêt la suspension de leurs activités pour le soft power médiatique américain ? Quels peuvent être les impacts de leur éventuelle disparition pour la liberté de la presse dans le monde ? Ce sont des questions que L'atelier des médias a posé à Maud Quessard, directrice du domaine « Europe, espace transatlantique, Russie » à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem), à Paris, spécialiste de la diplomatie publique des États-Unis.
Extrait choisi : « Je pense qu'on est effectivement dans une disruption. Je parle peut-être plus même de schisme idéologique dans la mesure où ces attaques qui sont faites sur ces bastions médiatiques du monde libre créent un renversement des valeurs. Exactement comme on a pu avoir un renversement des valeurs avec le discours porté par JD Vance en Europe à Munich. Et ce renversement des valeurs, ce n'est plus finalement le fait que les États-Unis soient un espace informationnel libre et démocratique comme on a pu le connaître, mais un espace qui se ferme sur un modèle qui s'approche de plus en plus d'un modèle autoritaire, et c'est ce qui est particulièrement inquiétant. »
Maud Quessard est l'autrice de Stratégies d’influence et guerres de l’information – Propagande et diplomatie publique des États-Unis depuis la guerre froide (Presses universitaires de Rennes, 2019) ou encore de l'ouvrage collectif Les guerres de l’information à l’ère numérique (PUF, 2021), codirigé avec Céline Marangé.
À écouter aussiSuppression de Voice of America: «L’Amérique va devenir inaudible» (Invité Afrique)
Duration:00:30:43
Génération Do It Yourself : Matthieu Stefani explique son approche du podcast
3/15/2025
Depuis 2017, Matthieu Stefani reçoit des chefs d'entreprises, des sportifs, des artistes. Son podcast Génération Do It Yourself est un projet rentable qui cumule un million d’écoutes chaque mois. Au micro de L'atelier des médias, Matthieu Stefani partage sa conception du podcast et détaille son approche, notamment en matière de modèle économique.
Du 15 au 21 mars se tient la 3e édition du Podcasthon, un événement à but non lucratif dont l’idée est la suivante : les podcasteuses et podcasteurs participants consacrent un épisode à une association pour mettre en lumière ses actions et ses besoins.
L’édition 2025 de cet événement est parrainée par Matthieu Stefani, un chef d’entreprise et podcasteur français dont le podcast a pour nom Génération Do It Yourself. Il promet de « décortiquer le succès des personnes qui ont fait le grand saut ».
À son micro ont défilé ces dernières années plus de 400 chefs d’entreprise, sportifs, artistes. Parmi les derniers : l’auteur Joël Dicker, le fondateur de LinkedIn Reid Hoffman, le skipper vainqueur du Vendée Globe Charlie Dalin ou encore le metteur en scène Thomas Jolly à qui l’on doit les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques de Paris. Mi-2024, le président Emmanuel Macron avait aussi accepté de répondre à son invitation : tout un symbole.
Dans L'atelier des médias, Matthieu Stefani raconte sa conception du podcast et explique comment il parvient à dégager des revenus avec cette activité de créateur.
Cet entretien s'est notamment appuyé sur une interview de Matthieu Stefani publiée par Mind Media.
Chapitres :
(00:00:00) Introduction
(00:01:25) Aude Favre parle des projets de Citizen Facts
(00:03:15) Matthieu Stefani parle de son rapport au média radio
(00:04:48) Sa découverte du podcast
(00:08:44) L'expérience Citizenside
(00:11:36) Les débuts du podcast Génération Do It Yourself
(00:16:17) Le cadre bienveillant de GDIY et son explication
(00:19:06) De longs entretiens, sans montage
(00:25:13) L'équipe derrière GDIY
(00:29:49) L'intelligence artificielle dans la fabrique du podcast
(00:34:17) Questions courtes, réponses courtes
(00:36:04) L'interview d'Emmanuel Macron,
(00:43:31) Les auditeurices de GDIY
(00:48:50) Le modèle économique basé sur le sponsoring
(00:55:52) Les projets de Matthieu Stefani pour les créateurs
(00:58:44) La monétisation sur YouTube
(01:00:28) Les archives de GDIY bientôt sur la TNT ?
(01:02:10) Les propos conclusifs inspirants de Matthieu Stefani
Duration:01:08:30
La place des femmes dans le numérique à l'ère de l'IA générative
3/8/2025
En écho à la Journée internationale des droits des femmes, L'atelier des médias reçoit la journaliste Mathilde Saliou, spécialisée dans les enjeux sociétaux du numérique. Avec le déferlement des intelligences artificielles génératives, elle livre son analyse sur la place des femmes et des minorités dans la génération de contenus par les IA.
En mars 2023, Mathilde Saliou était venue présenter son livre Technoféminisme dans L'atelier des médias. Elle expliquait comment le numérique aggrave les inégalités. Cétait il y a deux ans : le grand public n’avait alors pour ainsi dire jamais entendu parler d’intelligences artificielles génératives ; les bots conversationnels boostés à l’IA comme ChatGPT n’avaient pas encore déferlé sur le monde.
De retour à notre micro en 2025, Mathilde Saliou explique : « L'intelligence artificielle a été mise dans les mains de tout le monde pour des usages assez spécifiques de production de textes, d'images, etc. Et très vite, on s'est rendu compte que ces productions de contenus reproduisaient toutes sortes de biais qu'on connaissait qui existaient ailleurs dans la société, mais de manière très forte et pas forcément très conscientisée par les constructeurs puisque au moment où ils ont lancé des ChatGPT et Stable Diffusion, ils n'ont pas tellement mis de garde-fous pour éviter ça. »
Ses premiers constats furent sans appel : « Assez vite, si on demandait par exemple à des modèles de génération d'images de fabriquer des images de PDG d'entreprise, ça allait être que des hommes, que des Blancs. Si on demandait de produire des images de personnel de ménage, ça n'allait être que femmes, que des Noirs. Et en fait ces clichés qui existent dans le monde occidental étaient produits en masse de manière complètement en fait [...] Et donc assez vite, toutes les personnes spécialisées dans ces thématiques ont souligné le problème et demandé des améliorations. Cela a ensuite provoqué toutes sortes de débats parce que certains considèrent que demander une représentation plus proche de la réalité du monde, ça peut être une forme de censure pour des technologies de ce type. »
Quelques liens :
- L’extractivisme technologique, nouvelle force néocoloniale ? (Synthmedia.fr)
- la newsletter Technoculture de Mathilde Saliou
- Algorithmique, le podcast de Next
Duration:00:24:54
IA et médias dans la Silicon Valley: 10 infos à retenir d'un voyage d'étude
3/1/2025
Fin janvier 2025, une poignée de managers de grands médias européens ont participé à un voyage d’étude à San Francisco et dans la Silicon Valley entièrement consacré à l'intelligence artificielle. Aurélien Viers, journaliste et consultant, en était. Il partage ses observations au micro de L'atelier des médias.
Ce voyage, organisé par la WAN-IFRA, une association mondiale d’éditeurs, a emmené ses participants dans des médias et des start-up plus ou moins grandes qui ont en commun d’utiliser ou de développer des outils d’intelligence artificielle générative. Car quoi de mieux que de visiter l’un des centres nerveux mondiaux de l’IA pour en prendre la tension ?
Aurélien Viers a été journaliste reporter d’image pendant plusieurs années à LCI puis pour TF1 au Japon. Il a ensuite acquis une solide expérience de rédacteur en chef numérique à CitizenSide, puis à L’Obs et au Parisien. Enfin, jusqu’en octobre 2024, il était le directeur de la rédaction du quotidien La Provence. Il est maintenant journaliste et consultant, notamment sur les formats visuels.
Dans L'atelier des médias, Aurélien Viers partage 10 infos à retenir de son voyage dans la Silicon Valley – des infos déjà présentées début février lors des Rencontres de l'innovation éditoriale de Samsa.fr.
Chapitres :
(00:00) Introduction
(01:53) 1. Le vertige d’une nouvelle ère pour les médias
(07:17) 2. Investir dans le journalisme augmenté à l’IA
(10:14) 3. 2025, l’année de l’IA et de la vidéo
(12:51) 4. Des agrégateurs d’infos boostés à l’IA
(16:41) 5. Les robots font exploser le trafic web
(19:11) 6. Les médias bloquent les robots de manière inefficace
(21:57) 7. Bataille du copyright : ces start-up qui défendent les ayants-droit
(23:24) 8. Les bots paywall : proposer des abonnements aux robots
(25:21) 9. UX : faut-il s’inspirer des interfaces IA ?
(28:18) 10. Sommes-nous en 2025 ou… en 1995 ?
Duration:00:31:54
Ukraine : voyage de presse en zone de guerre
2/22/2025
Pour L'atelier des médias, Arnaud Contreras a suivi un voyage de presse en Ukraine organisé par le Lviv Media Forum pour des journalistes français. L'occasion de réfléchir à cette pratique, trois ans après le début de l'invasion à grande échelle du pays par l'armée russe.
Au mois de janvier 2025, Arnaud Contreras était en Ukraine pour L’atelier des médias de RFI. Avec 7 autres journalistes, producteurs et réalisateurs français, il s’est rendu à Lviv, Kiev, Irpin ou encore Boutcha.
Les conditions de cette mission étaient un peu particulières : c’était ce que l’on appelle un voyage de presse. Le programme avait été pensé pour ces huit participants ; les frais de déplacement, d’hébergement et les repas étaient pris en charge par les organisateurs ukrainiens du Lviv Media Forum, une organisation de soutien aux médias et de développement des médias basée en Ukraine.
Ce reportage est diffusé trois ans après le début de l’invasion à grande échelle du territoire ukrainien par l’armée de la Russie de Vladimir Poutine.
Alors que la guerre russo-ukrainienne est déjà largement couverte par les médias, pourquoi l’Ukraine organise-t-elle des voyages de presse à destination des journalistes ? Et plus largement, qu’y a-t-il derrière cette pratique des voyages de presse ?
Avec Olga Myrovych, directrice du Lviv Media Forum ; Ilya Adyadek, responsable de programme ; Alexandre Lévy, journaliste indépendant ; Patrice Moyon, grand reporter à Ouest-France.
Réalisation : Simon Decreuze.
Duration:00:34:44
«Pop fascisme»: comment la fachosphère a débordé d'internet et investi les médias
2/15/2025
Le déferlement des discours et idées d'extrême droite a commencé sur internet avant de se frayer un chemin dans les médias, notamment ceux détenus par le milliardaire français Vincent Bolloré. C'est ce que racontent les journalistes Pierre Plottu et Maxime Macé dans le livre Pop fascisme (Divergences, 2024). Tous deux sont les invités de L'atelier des médias.
Maxime Macé et Pierre Plottu travaillent depuis de nombreuses années sur la mouvance d’extrême droite en France, des groupuscules les plus radicaux au Rassemblement national. Ces deux journalistes du quotidien français Libération ont publié en septembre 2024 Pop fascisme – Comment l'extrême droite a gagné la bataille culturelle sur internet, aux éditions Divergences.
Pop fascisme, un titre en forme de clin d’œil au post-fascisme, l’étiquette utilisée en Italie pour définir le positionnement de Giorgia Meloni, écartelé entre ses origines radicales et son approche conservatrice.
Dans leur livre et dans cet entretien de près d'une heure dans L'atelier des médias de RFI, Maxime Macé et Pierre Plottu expliquent aussi comment cette « fachosphère » est née et s'est structurée en ligne à partir du milieu des années 2000, réussissant ainsi à désintermédier ses messages. Il est question de Fdesouche, Novopress, d'E&R d'Alain Soral mais aussi du Forum Blabla 18-25. De figures comme Papacito ou encore Thaïs d’Escufon.
Le rôle des plateformes comme YouTube, Facebook, X (anciennement Twitter) ou encore TikTok et de leurs algorithmes, qui favorisent les contenus clivants, est évoqué. Des craintes de démonétisation ou déplateformisation qui ont entraîné le développement de contenus lifestyle sur les chaînes des réseaux d'extrême droite.
Enfin, Pierre Plottu et Maxime Macé expliquent que les mots et idées d'extrême droite – comme la théorie complotiste du grand remplacement – trouvent des débouchés dans les médias traditionnels. Ils citent notamment l’empire médiatique du milliardaire breton Vincent Bolloré, constitué de presse écrite (le JDD, Paris Match), de radios comme Europe 1 et de télévisions (Canal+, C8 et CNEWS). Un véritable « écosystème », expliquent-ils, avec ses figures de proue comme Cyril Hanouna et Pascal Praud, mais aussi la montée en puissance d'influenceurs venus du web.
Duration:00:56:58
Les enjeux et usages de l'IA dans les médias en février 2025
2/9/2025
À l’occasion du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, L'atelier des médias reçoit Antoine Bayet, directeur éditorial de l’INA, pour présenter une inédite Cartographie des enjeux et usages de l’IA pour le journalisme. Puis Olivier Martinez, expert en IA, explique concrètement comment les médias s’emparent de l’intelligence artificielle en 2025.
Une inédite cartographie des enjeux et usages de l’IA pour le journalisme a été publiée en ligne jeudi 6 février. Elle est portée par 5 groupes audiovisuels publics : France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, TV5MONDE et l’Institut national de l’audiovisuel, qui a piloté le projet. Pour la présenter, L'atelier des médias a reçu le directeur éditorial de l’INA, Antoine Bayet.
Cette cartographie est le fruit d’une initiative conjointe des groupes de l’audiovisuel français, appelée Alliance for facts, avec l'appui de l'EBU (ou UER, Union européenne de radiotélévision). Elle prend en compte les outils utilisés durant l’ensemble de la chaîne de production de l’information, classée en 4 territoires : la collecte, la production, la vérification et la diffusion. Une grille d’évaluation des outils est proposée, avec des critères et des curseurs à placer. Ne sont pas non plus oubliés les enjeux transverses propres aux entreprises de médias : chartes et cadre d’usage, acculturation et formation, gouvernance et organisation, sécurité des systèmes d’information, utilisation des contenus par les systèmes d’IA.
En deuxième partie d'émission, nous recevons Olivier Martinez, créateur de la newsletter IA-Pulse.news et fondateur de la société 255hex.ai, qui accompagne des entreprises dans l'intégration des outils d'IA générative. Il est aussi professeur affilié à Sciences Po Executive Paris où il donnes des clés de compréhension de ces technologies aux dirigeants et managers du privé et du public.
Il est question des tendances actuelles des modèles d'intelligence artificielle, de l'accessibilité des outils et de leur pertinence dans l'écosystème informationnel.
Programmation musicale : Maré Vai Subir par Joao Selva issu de l'album Onda (2025).
Duration:00:19:31
2014-2024 : dix ans de radio de création à l’ère du podcast
2/1/2025
Alors que le festival Longueur d'ondes, dédié à la radio et à l'écoute, se tient à Brest, en Bretagne, L'atelier des médias reçoit Christophe Deleu, fin connaisseur de « belle radio », pour parler de documentaire sonore et de fiction radiophonique à l'ère du podcast.
Le désir de belle radio aujourd’hui, c’est le titre d’un livre collectif publié en France en décembre 2024 par les Presses universitaires de Rennes. Plus de 450 pages qui portent sur la radio dite de création : la fiction radiophonique et le documentaire sonore.
Christophe Deleu, qui a codirigé avec Eliane Beaufils et Pierre-Marie Héron la rédaction cet ouvrage, est l'invité de L'atelier des médias. Ce professeur en sciences de l'information et de la communication au Cuej (Centre universitaire d'enseignement du journalisme) est aussi auteur de documentaires et de fictions sonores depuis 1997. Ces deux genres de « belle radio » sont à l'honneur chaque année au festival Longueur d'ondes.
Voici les liens pour écouter les productions mentionnées dans l'épisode :
SerialThis American Life, podcasts de fiction de France CultureShame on youMaster: the allegations against Neil GaimanIrène Omélianenko, une vie de documentariste radioL'atelier des médiasArte Radio, pionnière du podcast, fête 20 ans d’écriture sonoreL'atelier des médiasLa SéparationLes pieds sur terreEn vieOu peut-être une nuit InjsticesCerno, l'anti-anquêteStyxLe nuageFragments hackés d'un futur qui résisteThe TruthPar ouï-direL'amour sansSauce algérienneEn fin d'émission, nous diffusons un extrait d'Une si belle histoire, série fictionnelle de Chritophe Deleu en 9 épisodes de 25 minutes, à paraître en mars 2025. Elle raconte le mensonge d'un témoin dans les médias. Avec Camille Dagen et Clémence Bucher.
Duration:00:50:34
Donald Trump et les milliardaires de la tech : une simple alliance de circonstance ?
1/25/2025
Au nom de la liberté d’expression, d’intérêts économiques – mais pas seulement –, plusieurs milliardaires de la tech comme Elon Musk, Jeff Bezos ou encore Mark Zuckerberg, ont apporté leur soutien à Donald Trump ou se sont rangés derrière lui. Pour comprendre cette alliance, L’atelier des médias reçoit Olivier Alexandre, sociologue spécialiste de la Silicon Valley.
Olivier Alexandre est chargé de recherche au CNRS, membre du Centre internet et société. Nous l'avions déjà reçu dans L'atelier des médias en juin 2023 pour la parution de son livre La tech – Quand la Silicon Valley refait le monde (Seuil).
Duration:00:38:57
Et si les journalistes apprenaient à écouter ?
1/18/2025
Journaliste et formatrice auprès des professionnels des médias, Nina Fasciaux plaide pour que les journalistes mettent l'écoute au cœur de leur métier. Entretien.
Nina Fasciaux travaille pour le Solutions Journalism Network, une organisation américaine qui propose notamment aux journalistes des formations intégrant des techniques de médiation des conflits dans la couverture des sujets qui polarisent le débat public.
Cette professionnelle des médias publie Mal entendus (Payot, 2025), un livre dans lequel elle explique que les journalistes doivent « apprendre à écouter » et « changer de posture » s'ils veulent réduire la défiance que portent nombre de leurs concitoyens envers les médias.
Au micro de L'atelier des médias, durant ces 30 minutes d'entretien, il est question de la formation Complicating the Narratives, de Destin commun, d'« écoute insincère », de « journalisme transactionnel », de la technique du looping, de complexité et de curiosité.
Extrait choisi : « On accompagne les journalistes à poser les bonnes questions, à parler dans un micro, à enquêter mais pas à accueillir la parole de l'autre avec vraiment pour objectif de réceptionner ce qui est dit et de le comprendre profondément. (...) Ensuite, évidemment, quand le journaliste décide ou pas de donner la parole, décide ou pas de couper ensuite après l'enregistrement, décide ou pas de ne garder qu'une infime partie de ce qui a été dit, il a un pouvoir. Et les gens qui sont interviewés en sont bien conscients. Donc, il y a un rapport de domination qu'il est important de reconnaître. Et je pense, un travail assez simple – on va dire, énoncé comme ça, même si ça demande un peu d'introspection – [serait de] vraiment adopter une posture d'humilité quand on accueille la parole de l'autre – et notamment quand on est journaliste – qui, je trouve, manque cruellement dans le métier. »
Duration:00:31:18
Les radios France Bleu ont été rebaptisées « ici »
1/11/2025
Lundi 6 janvier 2025, les 44 stations locales du groupe Radio France ont changé de nom. Elles s’appelaient France Bleu et sont devenues « ici ». Céline Pigalle, directrice du réseau de ces radios, est l'invitée de L'atelier des médias pour expliquer les enjeux derrière ce renommage, notamment la promesse d’une proximité renforcée.
Durant ces 30 minutes d'entretien, Céline Pigalle explique que les radios du réseau « ici » s'appuient sur « deux choses fondamentales : le local et la proximité », qui étaient déjà l'ADN de France Bleu.
« Le local, c'est dire à ceux qui nous écoutent ce qui se passe là où ils sont et qu'ils dont ils n'ont pas forcément connaissance sur les antennes nationales », précise celle qui est la directrice du réseau « ici » mais aussi directrice éditoriale déléguée en charge de l’information et de la proximité. « Et puis il y a toutes les logiques de proximité et la proximité, c'est plutôt quelque chose d'affectif et c'est plutôt quelque chose de quotidien. C'est qu'on prend en charge les enjeux de la vie de tous, pas forcément les grands enjeux de l'avenir du monde, mais toutes les choses dont vous avez besoin, que vous devez savoir pour vivre bien et éventuellement pour vivre mieux. »
Il est aussi question des audiences de France Bleu (qui rassemble près de 2,7 millions d’auditeurs quotidiens, selon les derniers chiffres de Médiamétrie, publiés le 9 janvier), des synergies avec France 3 et notamment les matinales communes, et de l'importance de l'offre d'information du service public de l'audiovisuel.
Duration:00:30:16
Comment Radio-Canada valorise les perspectives autochtones (rediffusion)
12/28/2024
Au Canada, il y a plus de 600 communautés autochtones qui constituent 50 nations. Pour raconter les réalités et les défis de ces communautés, le média public Radio-Canada dispose d’un site internet nommé Espaces autochtones. Pour le présenter, L'atelier des médias reçoit l’un de ses journalistes : Jérôme Gill-Couture, qui est d'une communauté innu.
Cet épisode est une rediffusion (en version courte) de l'émission du 15 juin 2024.
« Bonjour, au nom du Festival international du journalisme de Carleton-sur-mer, dans cette journée d'ouverture et de collaboration, nous tenons à reconnaître que nous vivons sur le territoire non cédé des Micmacs. » C'est ainsi qu'a débuté une des tables rondes de la deuxième édition de ce festival auquel RFI s'est associé, en mai 2024.
Durant cet événement, Jérôme Gill-Couture, reporter spécialisé pour le site Espaces autochtones de Radio-Canada, a pendant trente minutes répondu aux questions de L'atelier des médias.
« Je crois que l'importance en fait d'avoir Espaces autochtones, c'est d'avoir des gens qui vont au fond des choses, qui créent des contacts avec les communautés (...) Comme plusieurs peuples colonisés à travers le monde, il n'y a pas eu nécessairement une couverture positive des communautés autochtones. Les seules fois où ils étaient mentionnés dans les médias, c'était pour dire qu'il y avait des gens qui se suicidaient ou qu'il y avait une montée de l'alcoolisme... des gros clichés alors que ce sont des sociétés complexes comme les autres et qui font face à de nombreux défis (...) Cette couverture historique là a fait en sorte que ça a créé une méfiance avec les communautés. Une équipe spécialisée comme Espaces autochtones doit avoir en fait le temps de recréer ces liens là », explique Jérôme Gill-Couture.
« L'importance d'Espaces autochtones, c'est d'amener les questions autochtones dans le débat public. »
Chapitres :
(00:00) Introduction
(01:28) Reporter spécialisé en questions autochtones
(02:14) Innu de Mashteuiatsh qui a fait des études autochtones
(04:43) La raison d'être du site Espaces autochtones
(08:45) Un bon sujet pour Espaces autochtones
(11:58) La cible d'Espaces autochtones
(15:28) La perception du site et l'importance du terrain
(18:53) Le rôle des médias pour trouver la voie de la réconciliation
(22:52) La représentation de la diversité dans les rédactions
(26:08) Ce que pense la famille de Jérôme Gill-Couture
Duration:00:19:30
Sélection 2024 de podcasts francophones en lien avec l'international
12/21/2024
L'atelier des médias reçoit la journaliste Matilde Meslin, qui est spécialisée dans l'écoute et la chronique de podcasts. En cette fin 2024, retour sur quelques productions marquantes de l'année écoulées, toutes en lien avec l'international. Elles ont été diffusées par la RTS, Radio-Canada, France inter ou encore le studio Sonique.
• Fifty States, un podcast de Guillaume Hennette produit par Quotidien (Bangumi).
• Outside Kaboul, par Caroline Gillet, réalisation Anna Buy, un podcast France inter.
• Dans l'intimité des dictateurs, par Michèle Ouimet, un podcast de Radio-Canada Ohdio
• Carnets d’Ukraine, par Maurine Mercier, un podcast de la RTS (Suisse)
• Adieu la France, par David Commeillas, un podcast Sonique
• Code Noir, les révoltés du Gaoulet, par Vincent Hazard, un podcast d’Initial Studio pour Outre-mer La 1ère (France Télévisions).
→ Voir aussi la sélection "Nos dix podcasts préférés de 2024", par Matilde Meslin sur Slate.fr.
Duration:00:32:05
France 24 : les coulisses d'une refonte numérique
12/14/2024
France 24 vient de repenser son site et son application. Objectif : mettre en avant le direct et proposer une navigation plus adaptée pour les utilisateurs. Deux des artisans de cette refonte numérique de la chaîne française internationale de service public en racontent les coulisses et l’ambition.
Anne de Kinkelin, directrice adjointe des environnements numériques de France Médias Monde, et Stéphane Bernstein, directeur adjoint de France 24 en charge du numérique, sont les invités de L'atelier des médias.
Durant une trentaine de minutes, ils présentent le nouveau visage du site et de l'application (Android et iOS) de France 24 : une page d'accueil repensée, une grand place donnée au direct (liveblog et vidéo), un bloc « L'essentiel », ... Il est question d'éditorialisation, de notoriété de marque, de publicité ou encore d'intelligence artificielle (IA).
En fin d'émission, l'édition 2025 du Challenge App Afrique est annoncée.
Duration:00:31:58
Sénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil »
12/7/2024
L’atelier des médias reçoit le directeur général de la société éditrice du quotidien sénégalais Le Soleil, dont l’actionnaire majoritaire est l’État du Sénégal. Lamine Niang explique la mission qui est la sienne, ses projets de numérisation du titre et ses idées pour assainir les finances de l'entreprise.
Le secteur des médias bouge au Sénégal. L’élection fin mars 2024 de Bassirou Diomaye Faye à la Présidence de la république, puis la large victoire de son parti, le Pastef, aux législatives mi-novembre, ont rebattu certaines cartes.
Nommé en mai 2024 à la tête de la Société sénégalaise de presse et de publication (SSPP) par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, Lamine Niang nourrit de grands projets pour le titre phare de son groupe : le quotidien Le Soleil.
Ces derniers mois, il a multiplié les visites dans les médias à travers le monde pour trouver des recettes qui marchent. Après être allé à La Presse, à Montréal, à la BBC et au Times à Londres en octobre, il était de passage à Paris cette semaine. Il a visité Le Monde, Le Figaro mais aussi France 24 et RFI.
Durant ces 35 minutes d'entretien à L'atelier des médias, Lamine Niang détaille les nombreux chantiers en cours au Soleil, qu'il présente comme un média ayant un « rôle de service public » en soutien à la politique gouvernementale, qui s'inscrit dans le « jub, jubal, jubanti ».
En particulier la « digitalisation » du journal, alors qu'une nouvelle version de son site internet vient tout juste d'être mise en ligne. L'offre numérique du média a pour objectif d'augmenter ses abonnements (notamment dans la diaspora) et s'inscrit dans la volonté de refonte du modèle économique.
Au micro de RFI, Lamine Niang, membre du parti présidentiel Pastef, défend la démarche des autorités sénégalaises d'établir une liste des médias autorisés à diffuser dans le pays. Pour lui, « c'est un processus tout à fait normal » car « aujourd'hui, on a besoin d'assainir le paysage médiatique ».
Il est également question de l'importance du papier et de l'imprimé pour Le Soleil, mais aussi de l'ADP, l'agence de ditribution de la presse, qui appartient à la SSPP, et enfin du GEPPEAO, le groupement des éditeurs de presse publique d'Afrique de l'Ouest, dont Lamine Niang est depuis peu l'un des vice-présidents.
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La stratégie de Snapchat avec les médias et créateurs de contenus
11/30/2024
Jean-Philippe Louis, responsable des partenariats contenus et créateurs au sein du bureau parisien de Snap, est l’invité de L’atelier des médias. Il explique les liens noués par l'application avec les médias et autres créateurs de contenus.
Lancé en 2011 aux États-Unis, Snapchat a fait fureur en imposant les vidéos verticales et le format Stories éphémère, largement copié par d'autres applications. Aujourd’hui, Snap revendique 850 millions d’utilisateurs actifs chaque mois dans le monde.
L'atelier des médias de RFI reçoit Jean-Philippe Louis. Journaliste de formation, il a travaillé pour les magazines GQ, Neon et Vanity Fair puis passé plusieurs années au quotidien français Les Echos. En octobre 2020, il a rejoint Snap Inc où il occupe actuellement la fonction de Responsable des partenariats contenus et créateurs.
Durant quarante minutes d'entretien, il est question des relations liées entre Snapchat et les médias depuis une décennie maintenant, notamment via la fonctionnalité Discover. La présence de créateurs est en augmentation constante sur cette plateforme qui permet aux partenaires de monétiser leurs contenus.
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Géorgie : paroles de journalistes indépendants attaqués par le pouvoir pro-russe (rediffusion)
11/23/2024
Fin mai 2024, la Géorgie a adopté une loi d’inspiration russe qui oblige les ONG ou les médias dont plus de 20 % des financements proviennent de l’étranger à s’enregistrer comme « agents de l’étranger ». À Tbilissi, pour L’atelier des médias de RFI, Arnaud Contreras a tendu son micro à plusieurs figures des médias indépendants qui refusent de se faire étiqueter.
Cet épisode est une rediffusion (en version courte) de l'émission du 13 juillet 2024.
Fin mai 2024, la Géorgie a adopté une loi sur l’« influence étrangère », définitivement promulguée le 3 juin. Cette ex-république soviétique du Caucase a des frontières communes avec l’Azerbaïdjan à l’est, l’Arménie et la Turquie au sud, et surtout avec la Russie, au nord. Cette loi sur les « agents de l’étranger » est qualifiée de « loi russe » par ses opposants pour deux raisons : parce qu’elle est fortement inspirée d’une loi liberticide russe de 2012 et parce qu’elle signifie pour beaucoup de Géorgiens un retour dans l’orbite de la Russie.
En 2023, le gouvernement géorgien avait déjà tenté de faire passer une loi sur les « agents de l’étranger » mais il l’avait retirée à la suite de manifestations qui rassemblaient beaucoup de jeunes de la Gen Z, génération Z, âgés de 13 à 20 ans. En avril et mai 2024, le gouvernement a relancé le projet. La capitale Tbilissi a accueilli des manifestations quotidiennes, parfois massives, pour demander le retrait de cette loi. En vain. La déception fut immense, alors même qu’une majorité des 3,7 millions de Géorgiens, disent vouloir que leur pays rejoigne l’Union européenne.
Concrètement, cette loi d’inspiration russe impose à toute organisation dont plus de 20 % du budget provient de l’étranger de s’enregistrer comme « poursuivant les intérêts d’une puissance étrangère ». Dans le viseur, on trouve pêle-mêle nombre d’organisations de la société civile, des ONG et des médias indépendants. Les collaborateurs de ces médias, et tout particulièrement les journalistes ont été et sont encore l’objet de pressions et d’intimidations.
Arnaud Contreras était à Tbilissi au mois de mai 2024. Pour L’atelier des médias, il est allé à la rencontre de plusieurs figures des principaux médias indépendants de Géorgie :
• Nata Koridze, rédactrice en chef de Civil Georgia (civil.ge)
• Zaza Abashidze, fondateur de RealPolitika (realpolitika.ge)
• Giorgi Gogua, cofondateur du Project 64 (Facebook / Instagram / TikTok / YouTube)
• Buta Orjonikidze, reporter pour Netgazeti.ge.
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Ce que TikTok a changé dans les apprentissages des jeunes
11/16/2024
TikTok s’est imposé dans les téléphones des adolescents et jeunes adultes en France et dans le monde. Pour L'atelier des médias, Emma Garboud-Lorenzoni a enquêté sur la place prise par cette application chinoise dans les apprentissages.
Lancée en 2017, l'application TikTok a été développée par l'entreprise chinoise ByteDance pour le marché non chinois. En Chine, elle porte le nom de Douyin et se conforme à la surveillance, à la censure et à toutes les exigences du gouvernement de Pékin.
Depuis plusieurs années, TikTok est sous le feu des critiques dans certains pays, États-Unis et Union européenne en tête. Il lui est reproché entre autres choses d’aspirer nos données personnelles, de laisser circuler de la désinformation, ou encore d’être particulièrement addictive pour ses usagers, notamment les plus jeunes.
Et pourtant, rien qu'en France, des millions de lycéens et étudiants se servent au moins une fois par mois de TikTok pour s’informer, se divertir, mais aussi pour leurs études.
L'atelier des médias vous propose plus d'une demie heure d'une enquête pour que nous nous fassions une meilleure idée des enjeux autour de l’une des applications les plus puissantes de sa génération.
Avec :
- des lycéens et des professeures d'un établissement public de Roissy-en-Brie
- Marlène Masure, directrice des opérations de TikTok France
- Océane Herrero, journaliste à Politico, autrice de Le système TikTok : Comment la plateforme chinoise modèle nos vies (éditions du Rocher, 2023)
- Monsieur Prof, professeur d'anglais et créateur de contenus sur TikTok
- Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives, directrice scientifique de la plateforme Rising Up
- Michel Cymes, médecin français et créateur de contenus sur TikTok
- Adrien Joly, fondateur et CEO de l'agence Mojoy
Dans ce grand reportage, il est question du hashtag et du prix #ApprendresurTikTok, du fil d'actualité Pour toi de TikTok, de l'agence Webedia, du Clémi, de la plateforme éducative de l’audiovisuel public français Lumni.
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UnPointCinq, « média de l’action climatique au Québec », remporte un prix à Paris
11/9/2024
Les médias sont de plus en plus nombreux à parler d’environnement. Certains sont même spécialisés sur les enjeux écologiques, comme UnPointCinq, qui a reçu début octobre un prix francophone de l’innovation dans les médias. Clémence Lallox, sa cofondatrice, est l'invitée de L’atelier des médias.
UnPointCinq a été lancé en 2011 au Québec en partant du constat que les médias parlaient d’écologie principalement sous l’angle des catastrophes. Le nom de ce média fait référence à +1,5 °C, objectif le plus ambitieux de hausse de la température d’ici à la fin du siècle évoqué lors de l’accord de Paris, scellé en 2015.
Début octobre 2023, UnPointCinq est arrivé en 2e position (sur 3) du Prix francophone de l’innovation dans les médias, décerné par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Reporters sans frontières (RSF) et France Médias Monde, maison-mère de RFI.
Au micro de L'atelier des médias, la cofondatrice d'UnPointCinq Clémence Lalloz précise le positionnement éditorial de son média, la façon dont il s'est structuré, comment il se finance, et quels sont ses défis.
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